Vendredi 2 décembre 2005
 
Le parti de l’indignation

 

« Mes excuses », c’était le titre d’un spectacle de Dieudonné au théâtre de la Main d’Or après un sketch improvisé à la télévision qui, on s’en souvient, lui avait valu une accusation d’antisémitisme. Il paraît que, loin d’avouer sa faute, le comique en rajoutait une couche. On ne sait si Alain Finkielkraut envisage de se produire à la Main d’Or, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que sa vraie-fausse repentance est du même tonneau. L’envie de faire rire en moins. Après le calamiteux entretien accordé au journal israélien Haaretz (voir Politis n° 877), la séance de rattrapage, samedi dans le Monde, permet certes au philosophe de faire acte de contrition à propos de quelques formules que nous aurions tous mal interprétées (« l’équipe de France black-black-black qui fait ricaner l’Europe entière », par exemple), mais pour mieux persister sur le fond. Or, c’est le fond qui nous intéresse. Cette fois, Finkielkraut pose assez bien les termes du débat. Il voit la France divisée en deux partis, celui de la « compréhension », et celui de l’« indignation ». C’est mal dit, mais il y a un peu de cela. Puis il précise le programme de son parti. « Je pense, dit-il, qu’il n’y a pas de lien de cause à effet entre la misère sociale réelle des quartiers et l’incendie d’une école. » Pour cet étrange philosophe, les choses sont simples : si l’on attaque une école, c’est que l’on déteste l’école et qu’on ne veut rien apprendre ni savoir ; si l’on caillasse un autobus, c’est que l’on a en horreur les transports en commun ; et si l’on brûle une voiture c’est que l’on n’a que mépris pour la bagnole. Ce Finkielkraut est décidément très premier degré. Il laisse le soin aux « jeunes » de définir eux-mêmes la nature de leur révolte. S’ils disent qu’ils ont la « haine de la République », c’est qu’ils ont la haine de la République. S’ils ne demandent rien, c’est qu’ils n’ont besoin de rien. Selon cette logique, toute manifestation pour le savoir devrait au moins scander ses mots d’ordre en latin. Non, cher Alain Finkielkraut, c’est un peu plus compliqué que cela. Il se pourrait même que ces jeunes veuillent exactement ce qu’ils détruisent. Des belles bagnoles, d’abord et hélas, mais aussi des écoles, symboles de l’intégration, et des services publics.

Ailleurs, Finkielkraut laisse échapper son effroi devant le « métissage », dont il parle comme s’il s’agissait d’une idéologie, alors que c’est une réalité démographique. On peut haïr une idéologie, pas une réalité démographique. Ailleurs encore, il donne du racisme une définition soudain bien restrictive. C’est la « généralisation », dit-il. Il suffirait donc, pour échapper à l’accusation infamante, de dire que « tous » les Noirs n’ont pas le diable dans la peau. Qu’il y a en somme des exceptions. C’est un peu trop facile. Il suffit pour être raciste de dire que des Noirs, ou des Arabes ont en eux cette haine parce qu’ils sont noirs ou arabes, et non parce qu’ils sont pauvres ou en proie à la discrimination, ou paumés dans un monde sans repères. Il suffit de définir les émeutiers non par leur jeunesse mais, comme le faisait Finkielkraut dans Haaretz, par la couleur de leur peau ou leur religion. « Les jeunes », nous disait-il dans le journal israélien, c’est du « politiquement correct ». Non. Dire « les jeunes », c’est demeurer volontairement dans l’indéfinition, refuser de surdéterminer les auteurs des violences urbaines par leur couleur ou leur religion. En espérant que personne ne fera de la « jeunesse » la cause de tous les maux... Mais, le « parti de l’indignation », dont Finkielkraut s’honore de faire partie, ne veut rien savoir, rien comprendre, rien expliquer. Belle profession de foi pour un philosophe ! Il vit en état d’apoplexie perpétuelle. Il est essentiellement « indigné » comme on est blanc, noir ou jaune (mais gardons-nous de tout ostracisme à l’encontre des indignés).

Le positif dans cette affaire, c’est qu’à la différence de ce qui s’était produit en 2002 quand le même Finkielkraut avait loué le pamphlet ignoblement anti-musulman d’Oriana Fallaci, ses propos cette fois ont fait (un peu) scandale. Ils ont au moins provoqué... l’indignation du « parti de la compréhension ».

Faut-il ensuite s’acharner sur lui ? Instruire son procès comme il osa instruire celui d’Edgar Morin, grande conscience morale et homme évidemment au-dessus de tout soupçon, qu’il fit condamner parce qu’il critiquait la politique israélienne ? Faut-il se déchaîner en campagnes de presse comme on le fit avec Tariq Ramadan ? Le virer de France Culture comme on vira le journaliste Alain Ménargues de RFI pour des propos aussi inacceptables que ceux de Finkielkraut ? Mieux vaudrait peut-être que l’antenne de France Culture s’ouvre un peu plus au « parti de la compréhension » qui n’est pas celui de l’excuse et encore moins celui de l’absolution, mais celui de la logique politique par opposition à tous les partis pris d’ethnicisme. Bon, mais direz-vous, nous vous avons encore parlé de Finkielkraut. Pas seulement. Nous avons parlé de tout le parti de l’indignation, nombreux, ultramajoritaire dans la classe politique et dans l’opinion, loin d’être inexistant à gauche, et qui, parfois, gît dangereusement, tout près de nous.

Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Jeudi 17 novembre 2005

Mathieu Kassovitz compare Nicolas Sarkozy à "une starlette de la Star Ac'"

L'acteur-réalisateur Mathieu Kassovitz compare le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy à "une starlette de la Star Ac'" et à "un petit Napoléon en devenir" dans un commentaire sur les violences en banlieue publié la semaine dernière sur son blog (www.mathieukassovitz.com).

"Nicolas Sarkozy, qui est apparu dans la vie médiatique française tel une starlette de la Star Ac', et qui nous abreuve des détails de sa vie privée et de ses ambitions politiques depuis quelques années, ne peut s'empêcher de créer l'événement à chaque baisse de sa cote aux sondages IPSOS", affirme l'auteur de "La haine", film sur les banlieues.

"Le ministre de l'Intérieur, futur présidentiable, tient des propos qui non seulement démontrent son inexpérience de la politique et des rapports humains (intimement liés), mais qui aussi mettent en lumière l'aspect purement démagogique et égocentrique d'un petit Napoléon en devenir", poursuit-il.

"Ces voitures qui brûlent sont des réactions cutanées face au manque de respect du ministre de l'Intérieur envers la communauté (des jeunes des cités et des immigrés, ndlr)", affirme-t-il.

"La haine attise la haine depuis des siècles et pourtant Nicolas Sarkozy pense encore que la répression est le seul moyen d'empêcher la rébellion", poursuit Mathieu Kassovitz, qui dresse également un parallèle entre le ministre et le président américain George W. Bush.

"Comme Bush, il ne défend pas un idéal, il répond aux peurs qu'il instille lui-même dans la tête des gens", juge-t-il.

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Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Jeudi 10 novembre 2005

VOUS SAUREZ TOUT SUR SARKOZY!

pour écouter la chanson cliquez ICI

les auteurs  : Même pas cap diffusés sous licence artlibre

Tout, tout, tout vous saurez tout sur Sarkozy
Son air cocu de parvenu,
Sourire mielleux et venimeux
Un arriviste opportuniste
Un démago bien mégalo
Tout, tout, tout, tout, vous saurez tout sur Sarkozy

J'ai vu p'tit Sarko à la télé, o gué, o gué
Faut dire qu'il aime bien se montrer o gué, o gué
Dans tous les commissariats
Félicitant ses soldats
Dans les banlieues et la rue
Traquant les sans papiers
Avec lui rien de bien diffici-ile
Y a qu'à mettre des flics et des vigi-iles

Après son mariage avec Edouard, o gué, o gué
Il est resté un peu au placard, o gué, o gué
Depuis il est ressorti
Car c'est un gars dégourdi
Et c'est avec le grand Jacques,
Qu'il casse la baraque
Juppé et ses amis politi-iques
Ah, c'est sûr, il leur a fait la ni-ique

Tout, tout, tout vous saurez tout sur Sarkozy
Son air cocu de parvenu,
Sourire mielleux et venimeux
Un arriviste opportuniste
Un démago bien mégalo
Tout, tout, tout, tout, vous saurez tout sur Sarkozy

Avant d'accéder à l'Elysée, o gué, o gué
À Matignon, il pensait squatter, o gué, o gué
Mais il a dû déchanter,
Le Jacquot l'avait planté
Et à nommer ce gêneur,
Ministre de l'Intérieur
Pour lui, c'est seulement un intermè-ède
De Jean-Pierre, il prendra la relè-ève
Avec Sarko, fini le social, o gué, o gué
Il veut faire des choses plus radicales, o gué, o gué
Finie la mendicité,
Exit les prostitués
Tous ceux qui sont basanés
Y'a qu'a les expulser
Tous les chômeurs, tous les RMI-istes
Sont pourchassés comme des terrori-istes

Tout, tout, tout vous saurez tout sur Sarkozy
Son air cocu de parvenu,
Sourire mielleux et venimeux
Un arriviste opportuniste
Un démago bien mégalo
Tout, tout, tout, tout, vous saurez tout sur Sarkozy

Sarko a trouvé la solution, o gué, o gué

 Celle qui va sauver notre nation, o gué, o gué
C'est pourtant pas compliqué,
Il suffisait d'y penser
Tous ces pauvres et ces paumés,
y a qu'à les enfermer
Pendant que Jean-Pierre engraisse les ri-iches
Les pauvres n'ont qu'à se serrer les mi-iches

Tout, tout, tout vous saurez tout sur Sarkozy
Son air cocu de parvenu,
Sourire mielleux et venimeux
Un arriviste opportuniste
Un démago bien mégalo
Tout, tout, tout, tout, vous saurez tout sur Sarkozy


à chanter sur l'air du zizi de Pierre Perret

Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Mardi 8 novembre 2005

La réponse de De villepin est une mauvaise réponse !

Tout d'abord , il n'a pas condamné les propos de Sarkozy , le comportement de la police vis à vis des jeunes comme le montre le reportage diffusé dimanche sur Tf1 dans la banlieue lyonnaise !

Ensuite , les problèmes réels ne sont pas pris en compte! Comme à son habitude , De Villepin se nourrit de mots ! Il n' y a aucune sensibilité .

Il attribut sans aucune information particulière les morts aux émeutiers pour noircir le tableau .

Jamais Notre Pays n'a connu une telle situation avec cependant un ministre de linterieur qui pendant trois ans se déclarait le champion de la sécurité .

Tout comme Pasqua qui voulait terroriser les terroristes en Corse , Sarkozy n'a pas fait mieux .

Et  les violences continuent.......

Douzième nuit de violences dans les zones urbaines sensibles

 

 Pour la douzième nuit consécutive, des violences ont été signalées dans des zones urbaines sensibles d'Ile-de-France ou de province, et le ministère de l'Intérieur a fait état mardi à 04h00 de 814 véhicules brûlés et de 143 interpellations dans l'ensemble du pays.

Quatre agents des forces de l'ordre ont en outre été blessés durant la nuit.

La nuit précédente, 1.408 véhicules étaient partis en flammes au total et une trentaine de policiers avaient été blessés.

Lundi soir, le Premier ministre, Dominique de Villepin, a annoncé des mesures visant à rétablir le calme dans les banlieues, dont le recours exceptionnel par les préfets au couvre-feu.

Le conseil des ministres doit se réunir, avec un jour d'avance, ce mardi matin, sous la présidence de Jacques Chirac, afin de mettre en oeuvre les dispositions de la loi du 3 avril 1955, qui instituaient l'état d'urgence en Algérie, alors française, en proie aux troubles indépendantistes.

Le journal officiel publiera mercredi le décret permettant aux préfets d'appliquer le couvre-feu.

"Partout où c'est nécessaire, les préfets pourront, sous l'autorité du ministre de l'Intérieur, appliquer le couvre-feu", a déclaré le Premier ministre, qui était l'invité du journal de 20h00, sur TF1. Ils seront autorisés à agir ainsi "s'ils l'estiment utile pour permettre un retour au calme et assurer la protection des habitants".

François Hollande prévient dans un entretien au Parisien paraissant ce mardi que le Parti socialiste sera vigilant sur le recours au couvre-feu dans les banlieues.

DEUX ECOLES INCENDIEES DANS LE NORD

"Nous serons évidemment vigilants sur l'application de cette mesure, qui ne peut être qu'exceptionnelle, limitée dans le temps et dans l'espace", précise le Premier secrétaire du PS.

Dans les Yvelines, quatorze voitures ont brûlé lundi soir tandis qu'on dénombrait une dizaine de véhicules incendiés dans la Seine-Saint-Denis, département où les violences ont commencé, il y un peu plus d'une semaine, après la mort accidentelle de deux adolescents à Clichy-sous-Bois.

A Marseille, les pompiers sont intervenus une trentaine de fois lundi soir, à égalité pour des véhicules brûlés et des feux de poubelles. Dans le département voisin du Vaucluse, 27 voitures ont été brûlés et les pompiers sont intervenus sur une quinzaine de feux de poubelles à Avignon, Carpentras, Orange et Cavaillon.

Dans la banlieue de Toulouse, 21 voitures et un autobus ont été brûlés, selon la police. Deux autres bus ont été caillassés.

La totalité du trafic des bus a été interrompue dans la soirée sur les lignes desservant les quartiers sensibles de Bellefontaine, du Mirail et de Bagatelle, qui ont été bouclés par les forces de l'ordre. Près de 200 jeunes s'y sont déplacés avec beaucoup de mobilité. Un hélicoptère a survolé ces zones où un calme relatif est revenu vers 22h00.

Dans le Nord, dans la soirée, 27 voitures ont été brûlées et deux écoles ravagées par le feu, l'une à Lille Sud, un quartier sensible, et l'autre à Bruay-sur-Escaut, près de Valenciennes, selon la préfecture.

Dans l'Est, en Alsace, en Lorraine et en Franche-Comté, les incendies de voitures et des feux de poubelles se sont poursuivis.

Dans le Bas-Rhin, dix-huit voitures ont été incendiées dans l'agglomération de Strasbourg où un hélicoptère a été mobilisé afin d'intervenir en cas d'incidents plus sérieux, selon la préfecture.

Dans le Haut-Rhin, les premières interventions ont eu lieu dès le milieu de l'après-midi de lundi pour des feux de bennes à ordures ou d'abribus à Mulhouse et Colmar.



»09:45     »
Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Mardi 18 octobre 2005
 
 Affaire judiciaire

Le gouvernement dans le collimateur de l’Union Syndicale des Magistrats (USM)
lundi 17 octobre 2005

 

La justice française est bien mal en point. C’est ce que dénonce le président de l’USM Dominique Barella lors du congrès annuel du syndicat qui a eu lieu vendredi 14 et samedi 15 octobre. Il s’est exprimé sur les ondes d’Europe 1 et n’a pas épargné le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy. Les deux hommes ne partagent aucune sympathie, et Dominique Barella n’apprécie pas la langue de bois. Il n’y va pas par quatre chemins, et amorce une diatribe anti Sarkozy.

 

 

 

 

                                                                                         

Monsieur Sarkozy à tout intérêt à commencer par balayer devant sa porte avant de vouloir balayer devant celle des autres… c’est ce que semble dire Dominique Barella dans sa déclaration sur les ondes hertziennes :

 « Quand on voit que le ministre de l'Intérieur se permet de donner des leçons à la terre entière et que, dans son propre ministère, on voit une augmentation des viols commis par des policiers (...), des harcèlements sexuels sur des policières commis par des policiers (...), un taux d'élucidation des affaires dans notre pays parmi les plus faibles d'Europe (...), on se dit qu'il serait quand même important qu'on ait un ministre de l'Intérieur qui agisse beaucoup plus et de manière beaucoup plus concrète ».

 

 

 

 

Une France à deux vitesses                                                  

 

 

 

                    

 

 

 

Avant ces déclarations qui visaient le ministre de l’intérieur, l’USM a vivement critiqué le ministre de la justice Pascal Clément, venu assisté au congrès.

 

 

 

Dominique Barella a commencé son discours par un hommage. Un hommage qui symbolise un certain désengagement de l’Etat de l’appareil judiciaire français puisqu’il s’agit de la fonctionnaire, Mme Guillin, aspergé d’essence et gravement brûlée « parce qu’elle faisait son travail à l’instruction. » Dominique Barella reprit les propos du ministre de la justice le 14 septembre 2005 qui mentionnait : « une dépense de 8 millions d’euros en paiement des factures de gardiennage ». Le ministre ajoutait : « c’est beaucoup ». A cela la réplique de Dominique Barella est sans appel : « Je vous réponds, Monsieur le Ministre, c’est l’agression de Mme Guillin qui est de trop, pas votre maigre budget de sécurité de 2,2 millions d’euros. J’ajoute que l’indemnité de départ du PDG d’Havas est de 7,8 millions d’euros, symbole d’une France à deux vitesses. »

 

 

 

 

Poursuivant dans sa diatribe, le président de l’USM termine son introduction par souligner la période historique préférée du ministre : le moyen-âge. Avant d’ajouter : « vous allez être servi, pour ce qui est des moyens, la justice française est encore au moyen âge »

 

 

 

 


 
 
Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Mercredi 10 août 2005

Article de François Liandier digne d'intérêt publié dans le journal de IUT de journalisme de Bordeaux.

Sarkozy et la presse
Opération séduction

Nicolas Sarkozy aime les médias et les médias le lui rendent bien. Depuis son retour en grâce en mai 2002, le président de l'UMP est omniprésent. Pendant les deux ans de son passage à l'Intérieur, TF1 et France 2 lui consacrent 269 reportages, alors que Dominique de Villepin en compte deux fois moins aux Affaires étrangères sur la même période (en pleine guerre irakienne). Deux ans plus tôt, Daniel Vaillant, qui occupait le bureau de la place Beauvau, devait pour sa part se contenter de 80 reportages. La comparaison est également sans appel dans la presse écrite où l'ancien maire de Neuilly totalise quatre à cinq fois plus d'articles que les autres membres du gouvernement, exceptés Jean-Pierre Raffarin et Jacques Chirac.

Et même ces colonnes paraissent parfois trop étroites pour les larges épaules sarkoziennes tant la prose journalistique déborde dans les librairies en livres plus ou moins complaisants. A tel point qu'on s'arrache la bête (des Hauts) de scène jusque dans les émissions de variétés. Pourtant dans un sondage sur la confiance des Français dans les médias, ils sont près de 60% (dont 44% à droite) à estimer qu'on en parle trop. A croire qu'il irrite autant qu'il fascine. Que la communication soit indissociable de son action. Mais quelle est donc sa botte magique qui ne semble réussir à personne d'autre qu'à lui-même? Et les journalistes dans tout cela? La couverture médiatique du "sarko show" est-elle politiquement justifiée? Peut-on dire au contraire qu'il existe une complicité d'intérêt sans verser pour autant dans une suspicion excessive?

 
Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Samedi 6 août 2005

PYLA-SUR-MER

LE SOMMEIL FRAGILE DE NICOLAS SARKOZY

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"Ne réveillez pas un flic qui dort" , c'est le titre d'un célèbre roman policier. Visiblement, il ne faut pas non plus réveiller le premier flic de France!

C'est ce qu'ont appris les agents d'entretien de la Commune de La Teste qui, jeudi matin dès potron-minet, apprêtent à nettoyer la rue dans laquelle Nicolas Sarkozy a loué sa résidence de vacances .

Deux des policiers chargés de la sécurité du ministre ont en effet intimé aux agents municipaux d'aller exercer leur travail plus loin pour ne pas réveiller leur Patron.

Une consigne que n'ont pas trop apprécié les dits-agents qui pour leur part, ont expliqué aux policiers qu'ils étaient pour travailler et que pour cela , ils se levaient eux-mêmes très tôt.

Une information de première importance à reprendre sur le maximum de blogs afin de révéler la personnalité de Nicolas Sarkozy l'idole des médias!

Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Vendredi 22 juillet 2005
DE VILLEPIN & SARKOZY S’ATTAQUENT AUX CHOMEURS ET NON AU CHOMAGE !



Comme prévu, le duo de choc vient de publier le fameux décret qui s’attaque aux chômeurs !medium_dt-villepin.2.jpg
Maintenant c’est une commission présidée par les préfets (hommes de mains de Sarkozy) qui déterminera les sanctions pour les chômeurs dont l’administration estimera que la recherche d’emploi n’est pas positive !...............
Il faut que les Français prennent la véritable mesure du projet de SARKOZY & DE VILLEPIN une droite pure et dure
!
Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Mercredi 6 juillet 2005

C'EST LA GUERRE CONTRE LE CODE DU TRAVAIL POUR LAURENCE PARISOT

medium_a.jpgPOUR LAURENCE PARISOT , LE CODE DU TRAVAIL EMPECHE DE TRAVAILLER AVEC INTELLIGENCE ! C'EST DONC LA GUERRE .......

Ainsi s'exprime LAURENCE PARISOT


"Le Code du travail est «kafkaïen, absurde et pas adapté», selon Laurence Parisot
-- La nouvelle présidente du MEDEF, Laurence Parisot, s'est à nouveau déclarée mardi soir favorable à une «refonte» du Code du travail qu'elle a jugé «kafkaïen», «absurde» et «pas adapté au monde d'aujourd'hui».
«Il faut savoir soulever des tabous», a affirmé Laurence Parisot sur TF1, en référence à des propos antérieurs estimant que «la liberté de penser s'arrête là où commence le Code du travail».
«Il ne s'agit pas de la liberté formelle que bien sûr notre République nous garantit», a-t-elle souligné, «mais la liberté pratique, la liberté d'exercer intelligemment sa réflexion face en l'occurrence à un droit du travail qui est kafkaïen, qui est par bien des côtés absurde, et qui empêche tout le monde dans l'entreprise de travailler intelligemment»."


C'est donc le programme de Laurence Parisot qui aura comme équipier SARKOZY, DE VILLEPIN, BRETON, COPE
et les autres !

Les syndicats se doivent d'être vigilants et ne pas entrer dans le piege d'un speudo dialogue comme celui de la refondation sociale !
Esperons que les militants de la CFDT seront encadrer leur secrétaire général qui rève de se distinguer dans un réformisme d'une autre époque !

 
Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Mardi 5 juillet 2005
/07/2005

ATTENTION A LAURENCE PARISOT !

medium_parisot_fr.jpg
medium_seilliere.jpg
LAURENCE PARISOT AU MEDEF

CE N’EST PAS UN CADEAU !


La présidente de l’IFOP sera très certainement désignée aujourd’hui à la tête du MEDEF !

Ce n’est pas contrairement à ce que disent les médias une grande évolution ! Mais au contraire une régression !
Son programme ? Donner une plus grande liberté aux chefs d’Entreprise et réformer voire supprimer le code du travail !

Voila, avec Parisot, Sarkozy et de Villepin les salariés de ce pays doivent être très inquiets.
Il devient Urgent pour la gauche de se réunir autour d’un programme cohérent et de préparer l’échéance de 2007 !
Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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