Samedi 9 septembre 2006

UNE GRANDE PREVOYANCE DE CHIRAC  NOMMONS QUELQU'UN DE SUR COMME PROCUREUR GENERAL !

medium_chirac.3.jpgIl nous avez promis de faire voter le statut du chef de l'état dés sa réélection en 2002 ! Nous arrivons au terme de la législature et il n'est plus question de modifier le statut pénal du Chef de l'état .

Par contre , le pouvoir s'empresse de nommer comme procureur général  un homme sûr !Le nouveau procureur général , ancien conseiller de Chirac , membre du cabinet du ministre de la justice , sera celui qui décidera s'il est opportun de traduire devant un juge Chirac pour toutes les affaires qui n'ont pu être instruites en raison du statut pénal du Président de la République !

Mais ne dit-on pas que gouverner c'est prévoir !

Actu politique : Remplacement du procureur général de Paris : "nomination choquante" pour l'USM Dominique Barella, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire et modérée) estime "choquante" l'arrivée du directeur de medium_justice.jpgcabinet du ministre de la Justice, Laurent Le Mesle, comme procureur général de Paris, en remplacement d'Yves Bot, dans un entretien à Libération de samedi. "Cette nomination est choquante" a affirmé le syndicaliste. "Ce qui pose problème", a-t-il précisé, "c'est son extrême proximité avec le garde des Sceaux et surtout avec le président de la République dont il a été le conseiller juridique". Dans le cadre de l'affaire des HLM de Paris, où Jacques Chirac pourrait être entendu comme "témoin, témoin assisté ou mis en examen" par le juge à la fin de son mandat présidentiel quand l'immunité accordée au chef de l'Etat par la Cour de cassation cessera", explique Dominique Barella, "c'est son ancien conseiller, qu'il aura lui-même nommé à ce poste de procureur général" qui sera "chargé de réenclencher et de suivre" la procédure qui le viserait. Interrogé sur le projet de réforme de la justice, Dominique Barella a indiqué que l'USM a "demandé le retrait de ce projet qui est une escroquerie intellectuelle par rapport au citoyen". Il explique par ailleurs que l'USM "trouve urgent de modifier la composition du Conseil supérieur de la magistrature pour doubler le nombre des membres nommés par des personnalités politique". Selon Dominique Barella, "les annonces Concomitantes - la nomination d'un nouveau procureur général de Paris et le projet de loi - constituent un signe évident de reprise en main".

 

Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Vendredi 1 septembre 2006

CELA NE PEUT PLUS DURER!

Aujourd’hui , Nicolas Narcisse dit Sarkozy , a encore fait l’usage de la force pour expulser Jeff jeune homme de 19 ans .

medium_h_2_ill_751723_sarko.jpgNicolas Sarkozy , se fait un point d’honneur à faire un pied de nez aux associations , à la gauche et trouve gloire de résister à l’élan de solidarité et à la forte mobilisation des citoyens !

Pire encore , il embarque menottes aux poignets , les citoyens solidaires qui manifestent leur opposition au agissement du ministre de la république!

Nous étions habitués dans notre pays que lors d’une décision administrative d’expulsion , la mesure devienne exécutoire après la décision finale de la justice .

Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy , a précipité la reconduite , aujourd’hui , très certainement dans le contexte de l’incident de Sallanches en Savoie, pour démontrer que lui , Il pouvait bomber le torse et comme il l’a précisé aujourd’hui , il disait merde à la gauche et je suis aussi dur que vous Monsieur Le Pen !

Le drame , c’est que ce jeune homme n’a plus d’avenir ni dans son pays d’origine , ni en France !

Le drame , aujourd’hui, c’est que ces nombreuses familles qui ont déposé une demande de régularisation sont tombées dans le piège tendu par Nicolas Sarkozy avec la caution d’Arnaud Klarsfeld qui dans cette affaire se conduit comme un gougeât .

Arnaud n’a pas hésité à reprendre les arguments mensonges de Sarkozy , au sujet de l’enquête faite en quelques heures par l’ambassade pour justifier sa lâcheté.

 

Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Dimanche 20 août 2006
Le ministère de l'intérieur crée un fichier sur les étrangers en situation irrégulière.                                                                                                             

 

medium_images.8.jpgPar un arrêté du ministère de l'intérieur paru au Journal officiel du vendredi 18 août vient d'être créé un fichier, dénommé ELOI, destiné à traiter des données à caractère personnel sur les étrangers en situation irrégulière. Celui-ci, selon le texte de l'arrêté, a pour objet, "dans la lutte contre l'immigration clandestine, de faciliter l'éloignement des étrangers se maintenant sans droit sur le territoire par la gestion des différentes étapes de la procédure d'éloignement".

Trois types de données peuvent y figurer : celles relatives à l'étranger en situation irrégulière ("identité, date et lieu de naissance, nationalité, filiation, langues parlées, photographie d'identité, type et numéro de document d'identité, situation professionnelle, nécessité d'une surveillance particulière au regard de l'ordre public"), ainsi que les données concernant l'hébergeant en cas d'assignation à résidence et celles des visiteurs d'une personne placée en rétention administrative. Les informations contenues dans ce fichier peuvent être conservées pendant trois ans après la clôture du dossier. Elles sont accessibles aux agents des services centraux du ministère de l'intérieur, aux agents des services préfectoraux chargés de la procédure d'éloignement et aux services de police et de gendarmerie.

"Après la publication de cet arrêté de Nicolas SARKOZY, nous sommes en droit de nous poser la question suivante : La procédure édictée par le même Nicolas SARKOZY pour les demandes de régularisation des familles d'enfants scolarisés avait- elle pour principale raison la constitution de ce fameux fichier ?

Quoiqu'il en-soit , cet arrêté n'est pas à la gloire de notre pays et nous rappelle les heures sombres ..........."

Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Dimanche 20 août 2006
 

Sarkozy: j'ai "fait mon devoir" en expulsant le squat de Cachan

 

 

medium_images.13.jpgSi je ne doutais pas un seul instant de l'ambition politique du petit Nicolas et de son goût immodéré pour les médias et les caméras , je reste méduse par son sens du devoir !

 Evoquer aujourd'hui l'urgence d'une expulsion pour raison de sécurité après trois ans d'attente de relogement , Choisir le moment de l'intervention avec la présence des caméras pour faire un coup de force avec reconduite à la frontière ou dans un centre de rétention , ce n'est pas le sens du devoir mais l'utilisation à son profit de la loi et des forces de police pour démontrer à son électorat que malgré les quelques régularisations acceptées avec beaucoup de réticence , il restait le rempart à l'invasion de ces sans papiers !

Drôle de conception du sens du devoir et que dire du respect de la dignité de ces êtres humains!

 

Non Monsieur Sarkozy vous n'avez pas l'étoffe d'un homme d'Etat et pas celle d'un homme de coeur !

Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Mardi 20 juin 2006
 

DE VILLEPIN PERD SON SANG FROID ET INSULTE FRANCOIS HOLLANDE ET TOUTE L'OPPOSITION

medium_villepinimagecir10103281552.jpgNous étions habitués à l'attitude méprisante de Dominique De Villepin à l'égard de l'opposition . Nous avions constaté que lors des questions que lui adressait l'opposition , le premier ministre n'écoutait pas ou faisait mine de ne pas écouter et laissait à ses ministres le soin de répondre à une question qui lui était adressée !

Aujourd'hui à une critique fondée sur sa politique et un constat de la situation de la France , Le premier ministre a montré sa véritable personnalité! Son visage décomposé extériorisait la haine qu'il avait vis à vis de l'opposition et à travers elle du suffrage universel.

Fusion GDF-Suez, affaire Clearstream, EADS, incident à l'Assemblée: affaibli et de plus en plus isolé, Dominique de Villepin, dans une situation politique critique, se débat dans les difficultés.

Mardi à l'Assemblée, le Premier ministre a provoqué une bronca de la gauche en accusant François Hollande de "lâcheté".

"Je dénonce la facilité, et je dirais même en vous regardant, la lâcheté, la lâcheté qu'il y a dans votre attitude", a lancé M. de Villepin en réponse à une question du numéro un du PS sur la gestion d'EADS

. Cette attaque a déchaîné les protestations des socialistes, certains criant "Démission, dehors!".

Cette attaque a déchaîné les protestations des socialistes, certains criant "Démission, dehors!".medium_images.11.jpg

Le président de l'UDF François Bayrou et le chef de file des députés communistes Alain Bocquet ont demandé de leur côté des élections anticipées.

Cet incident a surgi au cours d'une journée qui promettait d'être consensuelle, avec l'inauguration par Jacques Chirac du musée du Quai Branly dédié aux arts premiers, en présence notamment de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin.

Dans cet affrontement, M. de Villepin n'a guère pu compter sur le soutien des députés UMP, restés cois.

Une majorité, qui échaudée par la crise du contrat première embauche (CPE), l'a également contraint à modifier ses plans concernant la fusion controversée de Gaz de France et Suez.

M. de Villepin a dû annoncer lundi le report au mois de septembre de l'examen par le Parlement du texte permettant cette fusion.

L'incertitude demeurait cependant, certains députés de la majorité ne croyant pas que cette opération puisse obtenir l'aval du Parlement si peu de temps avant les élections présidentielle et législatives de 2007.

Tous ces développemements interviennent alors que le chef de gouvernement est toujours pris dans la tourmente Clearstream. Régulièrement mis en cause par la presse dans cette affaire qui pourrait lui valoir d'être entendu par la justice, M. de Villepin a choisi lundi de contre-attaquer, au risque de replacer le scandale à la une de l'actualité.

Il a décidé de porter plainte pour diffamation contre trois journalistes auteurs d'ouvrages sur le sujet, dont Denis Robert, qui avait lancé l'affaire. Une démarche rarissime de la part d'un Premier ministre.

 

Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Mardi 6 juin 2006
 

OUI C'EST BIEN DE LA DESINFORMATION  ALLANT JUSQU'AU CONDITIONNEMENT DE L'OPINION!

La popularité grandissante de Ségolène Royal fait perdre la raison aux journalistes et à la plupart des hommes politiques .

L'analyse de Ségolène Royal sur les 35 heures pourrait être faite par chaque travailleur qui a bien sûr apprécié les 35 heures mais qui a constaté que les entreprises ont eu recours à une plus grande flexibilité et une augmentation des cadences avec dégradation des conditions de travail !

pour vous faire un jugement voici ce qui a fait scandale!

7°Les 35 heures-un gain inégalement partagé du bien être

La réduction du temps de travail a été conçue davantage comme un outil de création d’emplois (350.000) que comme l’aboutissement d’une réflexion sur les conditions de travail. Leur contre-partie fut un spectaculaire assouplissement du droit du travail (à condition que des accords négociés l’encadrent) et une flexibilité accrue (annualisation, réduction des délais de prévenance, etc.). Les grandes entreprises, solidement équipées en services juridiques et des ressources humaines, ont optimisé le dispositif. Les PME ont bénéficié d’une aide pour recourir à des conseillers extérieurs. Les syndicats ont dû compter sur leurs propres forces. Selon Philippe Askénazy, la réduction officielle de 4 heures s’est bornée, en moyenne, à 2 h 30 voire 1 h 30 pour les ouvrières du textile.

La proportion des salariés en horaires flexibles est passée de 10% à 40%, soit plus que les salariés américains. Pour ceux-là, les rythmes de travail ont été intensifiés, les amplitudes horaires étendues et la segmentation de la journée de travail accentuée. Là où, en revanche, les horaires sont restés fixes, la réduction du temps de travail a permis un allègement de la journée ou des jours de congés supplémentaires. C’est donc essentiellement au bas de l’échelle des qualifications et des statuts que la flexibilité a été accentuée : chez Michelin, les cadres ont bénéficié de jours de congé supplémentaires et les ouvriers sont venus travailler le samedi…

D’où ce résultat non voulu : une dégradation de la situation des plus fragiles, notamment les femmes ayant des emplois peu qualifiés, pour lesquelles la flexibilité s’est traduite par un empiètement accru sur leur vie personnelle et familiale alors que les femmes cadres y ont trouvé, elles, des jours de respiration bienvenus. Malgré l’intensification du travail et du stress, malgré la difficulté à joindre les deux bouts pour ceux qui s’en sortaient en cumulant les heures supplémentaires, l’appréciation globale des 35 heures par les salariés reste positive. Sans doute parce que le désir est fort d’avoir un peu de temps pour soi ou pour sa famille (première motivation invoquée en faveur de la réduction du temps de travail) et parce que l’espoir de créations d’emploi était largement partagé même si l’on peut estimer, rétrospectivement, que la répartition de l’effort et des avantages a été fortement inégalitaire. La loi Fillon a, sous prétexte d’assouplissement, figé les inégalités et cassé la dynamique de création d’emplois. En termes de qualité de vie au travail, les résultats des 35 heures sont donc mitigés.

Voici à partir de quoi les medias et les commentateurs de tout poil ont vu l'attaque tout azimut des 35 heures !

Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Jeudi 1 juin 2006
 

L'UMP VEUT TAXER LA LIBERTE D'EXPRESSION

 

IL FALLAIT OSER L'UMP L'A FAIT  IL FAUT TAXER LA LIBERTE D'EXPRESSION !

Pour alimenter le budget européen , André Lamassoure a une idée.......... pas géniale......

   Taxer les SMS , MMS et E-MAIL    et quoi plus...........

Aprés les lois répressives sur le téléchargement , voila les taxes sur les mails .......

L'UMP veut timbrer vos e-mails.

Norden Star, mai 2006
Un membre UMP du parlement européen demande la création d'une taxe sur les SMS et les emails sous la forme d'un timbre à 1 centime d'€uro.


 

Les idées proposées par Alain Lamassoure, (UMP) membre du parlement européen, risquent d'occasionner quelques remous parmi les internautes. Chargé d'un rapport au Parlement européen sur la réforme du financement du budget de l'Union, il souhaite taxer de 1,5 cent un SMS envoyé, et 0,1 cent chacun des mails envoyés depuis le territoire de la communauté.

Dans le cadre de la réforme de l'Union Européenne, certains caressent ainsi l'idée d'un impôt européen unique qui viendrait épauler d'autres modes de financements préexistants. La mesure permettrait ainsi d'apporter de juteuses ressources pour financer le budget européen. Avec ces quelques poussières de cents prélevées sur chaque texto ou mail, Alain Lamassoure voit là une solution idéale pour fournir ce coup de pouce budgétaire : compte tenu de la masse de messages envoyés par ordinateur ou téléphone chaque jour, la contribution des internautes ou des mordus du portable ne serait, en globalité, non négligeable.

Alain Lamassoure prend l'exemple des vœux du 1er janvier 2005. A cette occasion, "plus de 1 milliard de textos ont été échangés entre Européens. En France, les opérateurs les facturaient alors 15 c, pour un prix de revient quatre fois inférieur. Un prélèvement d'un demi-centime aurait rapporté 5 M en un jour. En faisant jouer à plein régime la concurrence, il est possible de réduire le coût d'un tel service pour les usagers, tout en appliquant l'équivalent moderne d'un droit de timbre". Un "droit de timbre" sur les textos et les mails affectés différemment selon la situation de l'émetteur et du destinataire : si le SMS est envoyé de Bordeaux à Lille, le "timbre" alimente le budget national ; s'il relie Paris et Budapest, il est affecté au budget européen. Plus globalement, si l'échange se fait entre Lyon et Singapour, "le prélèvement pourra servir à financer une politique planétaire (taxe Tobin) ". Une taxe sur les mots alors que la taxe Tobin veut frapper les transactions financières, ce qui n'a pas la même saveur.

"L'explosion des nouveaux moyens de télécommunication devrait conduire les grands argentiers impécunieux à s'intéresser à cette création de valeur, aujourd'hui largement épargnée" certifie l'intéressé qui reconnait que l'idée d'un impôt supplémentaire se heurtera immédiatement à une objection très forte.

Sur le forum de son site, les objections ne se sont pas fait attendre traduisant la popularité toute relative de cette idée : « Vous voulez imposer le simple fait d'échanger des mots. », « Si vous taxez un protocole, on en utilisera un autre. N'importe qui avec un peu de connaissance aurait pu le vous dire. Quelle est la différence entre aller voir des pages sur l'internet, mettre un message sur un blog ou envoyer des courriels à ce niveau ? », « Now I know why I voted NO against the EU !», « Incroyable, taxer la liberté d'expression, vous n'êtes pas fou non! » , « Pourquoi ne pas faire payer chaque mot que l'on prononcerait, et pourquoi pas les déplacements des gens, 3 pas = 0,1 €, c'est pas vraiment beaucoup mais il y a tellement de pas effectués chaque jour ! » L'unanimité des 25 étant requise, les idées jugées irréalistes seront automatiquement écartées se défend encore M. Lamassoure
Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Samedi 27 mai 2006

LE VOYAGE DE SARKOZY EN AFRIQUE A GRANDS RENFORTS DES CAMERAS DES TELES FRANCAISES A T IL ETAIT UTILE?

Il est certain que ce voyage s'adressait surtout à l'électorat français pour mettre en avant la récente loi sur l'immigration jetable que les médias ont vendus avec complaisance à nos concitoyens .

La perception par l'Afrique démontre que non seulement cette loi ne réglera pas le problème de l'immigration mais risque d'éloigner l'Afrique .

l'article publié par " All Africa.com  est trés révélateur .

France : Immigration jetable

Le Potentiel (Kinshasa)
ACTUALITÉS
25 Mai 2006
Publié sur le web le 25 Mai 2006

By Robert Kongo
Kinshasa

L'Assemblée nationale a adopté, le 17 mai dernier en première lecture, le projet de loi Sarkozy sur l'immigration et l'intégration -qui doit encore être examiné par le Sénat, les 6 et 7 juin avant d'être adopté définitivement d'ici au 1er juillet.

Ce projet de loi durcit les conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France. Un projet de loi controversé, qui a suscité une vive polémique en France comme en Afrique. Les Eglises, les partis politiques de gauche, les syndicats, les associations de défense des droits de l'homme, des citoyens anonymes, des personnalités africaines sont choqués par cette nouvelle réforme proposée par le ministre français de l'Intérieur. Voire, les Maliens se sont opposés à sa venue dans leur pays. Et au Bénin, deuxième étape de la visite de deux jours de Nicolas Sarkozy en Afrique après le Mali, les populations ont manifesté violemment contre son projet de loi. Comme à l'approche de chaque élection présidentielle, l'immigration devient le thè me central du débat politique en France. Pour séduire l'électorat de l'extrême droite française, notamment celui du Front National de Jean-Marie le Pen, Nicolas Sarkozy, en campagne, en fait un sujet servant de cadre à sa stratégie. En soixante et un ans, les conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France auront fait l'objet de quatre-vingt-treize lois! C'est peu de dire que cette question, surtout depuis 1974, est récurrente en France. Rien que sous la férule de Nicolas Sarkozy, il y en aura eu deux. La précédente date de 2003.

Présentée comme une merveille de réalisme et d'équilibre, la loi de 2003 avait pour objectif affiché de lutter contre l'immigration irrégulière, par une prétendue maîtrise des flux migratoires, et d'en finir avec la double peine. Le ministre de l'Intérieur entendait alors afficher «fermeté» à l'égard de ceux jugés indésirables et qui profitaient des failles du système pour s'installer dans la clandestinité et «humaniste» à l'égard de ceux, victimes de la double peine, qui avaient grandi en France et qui méritaient à ce titre de ne pas être expulsés vers un pays d'origine inconnu. Le bilan finalement réalisé n'est guère convaincant. Tout le monde a pu observer que cette loi a rendu la vie impossible à des milliers de personnes, en remplissant au passage les centres de rétention, sans oublier la multiplication des interpellations fondées sur la couleur de la peau.

Mais cette loi n'a pas suffi. Persévérant dans sa volonté de désigner l'étranger comme le responsable de tous les maux, Nicolas Sarkozy, en cette période préélectorale prompte à générer abus et écarts verbaux, s'apprête à mener une nouvelle bataille destructrice sur le statut des étrangers, en les livrant plus encore au pouvoir discrétionnaire des préfets. Malgré la grogne des Eglises, des partis de gauche, des syndicats, des associations de défense des droits de l'homme, des citoyens anonymes le ministre de l'Intérieur a durci sa loi. Son nouveau credo: stopper l'immigration «subie» et promouvoir une immigration «choisie».

Nicolas Sarkozy affiche donc sa volonté d'aller piller les capacités et talents dans le monde. Ne sera«acceptable» que l'étranger perçu comme rentable pour l'économie française. Dans un entretien accordé au Progrès (un quotidien régional français), le 13 mars dernier, le secrétaire général de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf (l'ancien président sénégalais) était invité à s'exprimer sur la langue française, la colonisation, la présence française en Afrique, et l'immigration. Il a déclaré combien il était heurté par le projet de loi du ministre français de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy: ce projet est «politiquement et moralement inacceptable», a déclaré Abdou Diouf. Faisant allusion à ce point du projet de loi, Abdou Diouf s'est indigné:«Je ne peux pas accepter que la France dise, unilatéralement: je choisis les immigrés diplômés de telle catégorie, et tous les autres je n'en veux pas». De passage à Paris pour recevoir, à l'Unesco, le prix Féli x Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, le président sénégalais, Abdoulaye Wade s'est insurgé contre le principe de la sélection des candidats à l'immigration:«Le Sénégal, a-t-il affirmé, consacre 40% de son budget à l'éducation. Je vais former des cadres et ils vont développer l'économie française. Je vais vous envoyer la facture, pour que vous me remboursiez l'argent que j'ai dépensé». Et Abdoulaye Wade de conclure: «La France est libre de définir sa politique, mais je proteste contre ce système».

La visite de Nicolas Sarkozy en terre africaine, au Mali et au Bénin, les 18 et 19 mai dernier, où il est allé expliquer son projet de loi pour calmer les esprits, a tourné presque au fiasco. Une vingtaine de députés maliens ont demandé, trois jours avant son arrivée au Mali, l'annulation de cette visite. Ces parlementaires sont membres du Collectif des élus de la région de Kayes, d'où sont originairesla majorité des Maliens résidant en France. Et c'est au nom de la défense de cette population qu'ils qualifient la venue de Nicolas Sarkozy de «pure provocation».

A Cotonou (Bénin), des centaines de personnes ont manifesté contre le projet de loi sur l'immigration «choisie» dont il est à l'origine. Elles ont répondu à l'appel de l'association de lutte contre le racisme, l'ethnocentrisme et le régionalisme (Ong Alcrer) qui organisait avec la Fédération Nationale des Etudiants du Bénin (FNEB) un sit-in devant le ministère de l'Intérieur. Les manifestants ont même envisagé de se rendre à l'ambassade de France à Cotonou, selon les organisateurs. Sur les différentes pancartes qu'ils arboraient on pouvait lire: «Sarkozy raciste, Sarkozy=Hongrois, Sarkozy=étranger aussi en France Il n'est pas question chez nous d'accepter quelqu'un qui n'a pas du respect pour les Noirs et qui pense que nous sommes toujours à l'époque nazie où il faut opposer les gens qui ont une couleur de peau différente de la vôtre».

Les associations en France, dont le rôle consiste à aider, conseiller et accompagner les étrangers et leurs familles dans leurs démarches administratives, mènent la bataille contre ce qu'elles appellent avec raison«une immigration jetable». Car, ce projet de loi crée une nouvelle catégorie de travailleurs étrangers dont la durée du séjour est limitée au bon vouloir de leur patron: ni leur situation personnelle, ni leur situation familiale ne leur conféreront désormais des droits. Les régularisations deviendront quasiment impossibles.

Ce nouveau projet de loi assimile l'immigration au chômage et à l'insécurité. Pour Nicolas Sarkozy, l'immigration est un délit, mais comme elle est inéluctable, elle doit être «choisie». En clair, il s'agit de faire un tri sélectif. Comme en boîte de nuit ou au cinéma, désormais,on fera un casting à l'entrée. Les bons étrangers séparés des mauvais. La main d'oeuvre immigrée revient donc, cette fois-ci par la droite républicaine, dans un esprit de discrimination. Le délit de faciès a désormais sa loi. Les bonnes gueules, celles qui« cadrent bien avec ce que nos clients recherchent», elles, pourront passer.

Frontisme assumé

Ce n'est pas Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur, qui a besoin d'une deuxième loi en trois ans, c'est le candidat à la présidentielle, celui qui admet: «Oui, je cherche à séduire des électeurs du Front National, j'irai même les chercher un par un, ça ne me gêne pas».C'est donc à ces électeurs qu'il offre ce que, selon lui, ils attendent: une immigration «Choisie», qui permettra à la France de se servir sur le marché mondial de la main d'oeuvre, distribuant parcimonieusement, selon des quotas qui ne disent pas leur nom, des titres de séjour plus ou moins précieuses en fonction de l'intérêt de l'étranger sélectionné; un frein sans précédent à l'immigration dite «subie», à savoir l'immigration familiale. Pour Nicolas Sarkozy, un immigré n'a pas le droit de vivre en famille.

Ce texte porte atteinte à des droits fondamentaux. Le respect de la vie privée, le droit à la famille, les droits de l'enfant, la liberté de se marier. La famille française serait-elle donc supérieure aux autres? On demande déjà aux élus municipaux de dénoncer les mariages mixtes, soupçonnés d'être des mariages blancs. On demande déjà aux enseignants de renseigner sur les enfants dont les parents sont sans papiers et donc bientôt expulsables. Cela rappelle l'incitation à la délation contenue dans la loi Debré (du nom de l'ancien ministre de l'Intérieur, sous le gouvernement d'Alain Juppé, 1995-1997), il y a dix ans. Que veut Nicolas Sarkozy? Des mariages francs, c'est-à-dire des mariages entre blancs?

Une méthode autoritaire

Nicolas Sarkozy a beau être le rival de Dominique de Villepin, il ne le copie pas moins. Comme son prédécesseur à l'Intérieur, il ne consulte pas. Le projet de loi Sarkozy a provoqué les protestations des Eglises. Leur ministre de tutelle les a reçues, mais il ne les a pas entendues. Même pour le salut de son âme, il est resté sourd au message de ce large front constitué des Eglises, des partis politiques de gauche, des syndicats, des associations de défense des droits de l'homme ou des citoyens anonymes. En supprimant la possibilité de régulariser les individus, Nicolas Sarkozy crée de nouveaux sans papiers, elle aggrave une situation qu'il prétendait résoudre. La France va vers des drames en matière de santé, de salubrité et de sécurité des personnes.

Sous prétexte de combattre l'immigration illégale, la future loi du ministre de l'Intérieur va mettre en danger les immigrés en situation légale. A moins que le but avoué de Nicolas Sarkozy, soit de jouer à l'apprenti sorcier?


Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Jeudi 25 mai 2006

L'EPOPEE  de ZORO LE PETIT NICOLAS DE NEUILLY

Dans cette période agitée , où beaucoup voudrait nous faire croire que le sauveur est Nicolas Sarkozy, il est intéressant de se pencher sur son parcours.

Aujourd'hui le blog " Nordenstam " vient de publier un récit de l'épopée sans gloire du chouchou des médias , récit à méditer ........

Nicolas Sarkozy, Première partie.

Portrait : les maîtres de l'univers.
Norden Star, mai 2006

Tout savoir sur Nicolas Sarkozy depuis sa jeunesse de cancre jusqu'au pouvoir tant désiré. Un portrait sans concession en deux parties. Première époque : la jeunesse.


 

Nicolas Sarkozy est le fils d'un aristocrate hongrois qui a eu la bonne idée de s'exiler à l'ouest en 1944 à l'arrivée de l'armée Rouge de Staline et de ses méthodes de rupture remettant en cause le vieil ordre établi au royaume défunt d'autriche-Hongrie. Le papa, Paul Sarkozy de Nagy-Bocsa, devient soldat dans la légion étrangère puis publicitaire à Paris. C'est là qu'il rencontre mademoiselle Andrée, fille de médecin, pour une idylle qui donnera naissance au petit Nicolas en 1955. Accessoirement, et uniquement pour l'anecdote, deux frères naîtront, Guillaume et François. Le premier tente vainement de devenir le chef du gang du MEDEF en 2005 mais l'autre rejette le coté obscur de la force pour devenir pédiatre.

Petit à l'école Nicolas est un cancre, le dernier de la classe, un bon à rien qui coûte à l'état et grève le budget de l'éducation nationale. Il redouble sa classe de sixième et son carnet de correspondance nous dévoile qu'il est jugé indiscipliné par ses professeurs du lycée Chaptal du XVIIe arrondissement. Sa maman le gronde et la correction fut certainement sévère car la petite graine de racaille obtient le baccalauréat B en 1973 et devient membre du RPR en 1976.

Entre-temps maman, qui a divorcé de papa, s'installe à Neuilly. C'est ici que le petit pousse pour devenir grand. Il y devient responsable de la section puis de la circonscription RPR en 1977 et, cerise sur la coupe du monde, conseiller municipal à 22 ans. Évidemment les mauvaises langues rappellent à qui veut l'entendre qu'il était le 37e élus sur 37 et donc encore une fois dernier de la classe.

Parallèlement il poursuit une monotone carrière d'étudiant en droit et obtient en 1978 sa maîtrise en droit privé. Déjà ambitieux il entre ensuite à l'institut politique de Paris mais se heurte au
principe de Peter et se voit confronter à son seuil d'incompétence. Il en sort donc sans diplôme, une fâcheuse tendance.

medium_chirakozy.jpg Frustré de ne pouvoir côtoyer les futures élites politique l'ancien bonnet d'âne passe, la mort dans l'âme, le certificat d'aptitude à la profession d'avocat qu'il arrache en 1980. Pour autant le jeune homme ne se laisse pas démonter par ce sort cruel. Fort de ses soutiens à Neuilly, qu'on imagine influents, il parvient à se faire nommer en 1981 président du comité de soutien des jeunes à la candidature présidentielle de... Jacques Chirac. Et oui c'est ainsi que le petit Nicolas entre sur le devant de la scène politique nationale, en acceptant de devenir le fidèle Sganarelle du "Politicien malgré lui".
Là, encore une fois, ses espoirs s'évaporent au premier tour avec un Chirac évanescent et, comble du malheur, un Mitterrand élu président de la République au second. Pas de vaine mais l'avidité et la soif du pouvoir reprennent rapidement le dessus.

En 1983 le gamin ne manque pas de culot et se présente à 28 ans aux municipales pour devenir maire de Neuilly-sur-Seine. Entreprise cavalière et impétuosité liée à la jeunesse ? Que nenni, l'ancienne racaille est adoubée par une vieille, Charles Pasqua, qui a encore la tête dans le
SAC. Une investiture toute Gaullienne et suspicieuse qui l'amènera enfin à connaître son premier orgasme électoral. Triomphe et vae victis, le petit Nicolas devient grand !

Durant 10 ans c'est l'exercice du pouvoir politique. Il n'est pas très folichon au début, avec ses langoureux conseils municipaux et le babillage des élus communistes, mais rapidement le premier ministre Chirac se rappelle à lui en lui offrant en 1986 un poste de chargé de mission au ministère de l'intérieur dirigé par... Pasqua. On a rien sans rien.
Le rôle du petit Nicolas dans l'antre du pouvoir ? La lutte contre les risques chimiques et radiologiques. C'est ainsi qu'il devient le très efficace conseiller en communication du gouvernement lors de la catastrophe nucléaire de
Tchernobyl. Sans commentaires de notre part sinon que son ministre de tutelle lui a, à l'époque, interdit de communiquer. Un rôle joué à merveille.

Donc jusque là uniquement de l'intendance et pas de frissons, pas de pont d'arcole à prendre d'assaut comme ceux tant désirés aujourd'hui par un Dominique de Villepin. Qu'à cela ne tienne car tout vient à point à qui sait attendre la bénédiction du ministère de l'intérieur.

medium_sarkohb.jpg Le 13 mai 1993 au matin un homme vêtu de noir, la tête cachée par un casque de motard et une cagoule, fait irruption dans une classe de l'école Commandant Charcot à... Neuilly-sur-Seine. C'est "l'affaire de la maternelle de Neuilly". Armé d'un revolver et d'explosifs, le fameux H.B. (human bomb) menace de faire sauter la salle et les enfants s'il n'obtient pas une rançon de cent millions de francs. Les télévisions du monde entier se pressent et Nicolas Sarkozy n'a plus qu'à négocier avec un fou pour libérer les otages. Le forcené est tué par le Raid et Sarkozy devient héros médiatique.

Adoubé par Pasqua, par la presse et l'opinion le petit Nicolas est alors crédible pour occuper son poste de ministre du Budget dans le gouvernement de Edouard Balladur. Les affaires sérieuses commencent...
Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Jeudi 25 mai 2006
 

DE VILLEPIN S'EMPARE DE SOGERMA POUR FAIRE OUBLIER LE.................

Aujourd'hui 500 emplois possibles , hier c'était 300 , avant hier c'était 0 ..... De Villepin et les dirigeants d' EADS , avec cynisme se moquent des salaries et du monde !

On peut légitimement se poser des questions sur la stratégie d' EADS et de celle du gouvernement qui confie la maintenance des avions militaires à des sociétés privées portugaises.

Après HP et le patriotisme économique, Villepin s'empare de la Sogerma

Après avoir critiqué les réductions d'effectifs chez Hewlett-Packard en septembre et lancé des appels renouvelés au "patriotisme économique", Dominique de Villepin est intervenu mardi dans le conflit de la Sogerma, l'occasion de redorer son blason après la crise du CPE.

Matignon a préparé dans la plus grande discrétion la venue du Premier ministre à Mérignac (Gironde), sur le site de l'entreprise dont la fermeture annoncée le 12 mai suscite des tensions entre le groupe européen EADS et le gouvernement français, qui détient 15% de son capital.

M. de Villepin a déclaré, dès son arrivée, vouloir "obtenir" la poursuite d'une activité industrielle d'EADS sur le site et que "le plus grand nombre d'emplois soit préservé".

Le Parti socialiste a dénoncé "la duplicité" du gouvernement qui a, selon lui, sa "part de responsabilité" dans la fermeture du site "en tant qu'actionnaire et en tant que donneur d'ordre".

Maryse Dumas, secrétaire confédérale CGT, a de son côté accusé le gouvernement d'avoir "les moyens économiques et politiques de peser sur les décisions d'entreprises de cette sorte", mais de "refuser de les utiliser" et de "masquer ce refus avec de la communication, comme aujourd'hui encore avec la Sogerma".

Sur le dossier Hewlett-Packard, le tollé politico-syndical, accompagné de l'intervention du gouvernement en septembre, avait pourtant obligé l'entreprise à revoir sa copie, permettant au final de sauvegarder plus de 400 emplois sur les 1.240 suppressions annoncées.

Trois jours après l'annonce de la fermeture, Dominique de Villepin avait déclaré qu'il s'agissait d'un "sujet de préoccupation majeure" pour son gouvernement.

Et dimanche, faisant écho aux propos controversés de Lionel Jospin en 1999, qui avait affirmé au sujet de suppressions d'emploi chez Michelin que "l'Etat ne peut pas tout", le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo a déclaré: "l'Etat ne peut pas tout, mais l'Etat ne peut pas rien".

Le politologue Philippe Braud souligne le poids d'une certaine tradition française: "Il est beaucoup plus difficile en France qu'en Grande-Bretagne, par exemple, d'accepter l'idée que le gouvernement puisse rester indifférent ou impuissant devant des événements comme les fermetures d'usines, ou les prises de contrôle étrangères de +joyaux+ économiques".

Ce dont le même Lionel Jospin avait fait l'amère expérience en 1997, lorsque Renault avait annoncé la fermeture de son usine de Vilvorde en Belgique.

En s'impliquant dans le conflit de la Sogerma, M. de Villepin entend aussi redonner du lustre à une image sociale sérieusement ternie par la crise du contrat première embauche (CPE) en février-mars.

Encore affaibli par l'affaire Clearstream, le chef du gouvernement a besoin de reprendre la main, et il a fait savoir de manière répétée ces derniers jours qu'il misait sur "l'action" et "les résultats".

Un sondage de la Sofres, publié lundi, montre d'ailleurs que 64% veulent le voir rester à Matignon, même s'ils sont peu nombreux à avoir de lui une opinion favorable (28% selon IFOP dimanche, 33% selon Ipsos jeudi dernier).

Pour Philippe Braud, le Premier ministre cherche, avec cette visite à Mérignac, "à démontrer son efficacité sur un terrain censé intéresser les Français". Mais "de toute façon, a-t-il le choix ? Son image étant sérieusement écornée, il joue, non sans panache, la carte du courage dans l’adversité et celle du dynamisme infatigable au service des Français".

Philippe Lozano, délégué CGT, a estimé de son côté : "ça s'est plutôt bien passé". "Le Premier ministre a été attentif à nos préoccupations et à nos propositions", a-t-il dit.

Le "front uni des salariés, des politiques et de la population nous permet de faire front commun contre la décision inique d'EADS". Enfin pour FO, Bernard Tachoires a estimé que "c'est un atout majeur quand l'actionnaire Etat se déplace".

"On a l'impression que le gouvernement se mobilise. Il doit être particulièrement ferme", a confirmé le président PS de la région Aquitaine Alain Rousset. "J'espère que le front commun se maintiendra, qu'on ne fera pas preuve de naïveté mais plutôt de volontarisme", a-t-il ajouté.

"IL FAUT ESPERER QUE COMPTE TENU DE SES LIENS AVEC EADS ...... DE VILLEPIN POURRA INFLUER SUR LES DECISIONS A PRENDRE POUR SAUVER SOGERMA "


Par Jean noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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