Samedi 14 avril 2007

Ségolène Royal en réunion publique à Besançon.

medium_royal2007.jpg"Lorsqu'on est candidat à la plus haute fonction de l'Etat, je crois qu'il y a un minimum de pudeur, de morale, d'exigence de vérité, de crédibilité. Comment peut-il être crédible demain en promettant tout le contraire de ce qu'il a fait ?".

Ségolène Royal rappelle que Nicolas Sarkozy, a "promis des choses invraisemblables" aux salariés d'Airbus qu'il a rencontrés le même jour à Toulouse. " M. Forgeard est parti avec la caisse: il leur a dit qu'il n'était pas d'accord , que tous les emplois seront maintenus. Mais qui était au pouvoir lorsque M. Forgeard a été nommé ? C'est M. Sarkozy ! Qui était au pouvoir quand le gouvernement actionnaire l'a autorisé à partir avec une cassette de huit millions d'euros? C'est M. Sarkozy ! Qui a osé nous répondre que l'Etat ne pouvait rien faire quand le plan de suppressions d'emplois a été connu ? Qui a autorisé en tant qu'actionnaire le plan Power 8?"

Elle estime que la méthode du candidat de l’UMP est "une méthode faite de brutalité, de mensonge, de ruptures, de fractures", lui opposant "la force sereine d'un changement efficace". Nicolas Sarkozy, représente "un Etat soumis au Medef, aux groupes financiers". "Moi, je veux être garante d'un Etat impartial qui diminuera son train de vie et garantira le pluralisme des médias".

Ségolène Royal dénonce "cette insupportable théorie où on va débusquer le gène de la pédophilie ou de la délinquance. Les pédophiles doivent se voir reconnaître leur responsabilité. Ils ne sont pas malades, ils sont des prédateurs d'enfants. Donc, ils doivent être poursuivis et condamnés en tant que tels".

Elle revient sur son "contrat première chance" pour les jeunes non qualifiés, l'appelant, "contrat nouvelle chance". Ce contrat, "nous le ferons". Dans une ville rendue célèbre par le conflit des horlogers de Lip il y a bientôt trente ans, elle rend hommage aux ouvriers qui "ont défendu leur outil de travail avec acharnement, avec audace" en continuant de travailler et de produire en occupant leur usine.

Pour rééquilibrer les rapports Nord-Sud et "réformer profondément l'aide au développement", Ségolène Royal prône "l'instauration d'une taxe sur les opérations financières".

Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Vendredi 13 avril 2007

Info Obs Une enquête des Renseignements généraux donne Nicolas Sarkozy en tête devant Jean-Marie Le Pen et François Bayrou au coude à coude.

 

Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen (Reuters)

Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen (Reuters)

 

La Direction Centrale des Renseignements Généraux est en possession d’une enquête confidentielle sur l’état de l’opinion qui annonce l’élimination de Ségolène Royal au 1 er tour. Cette enquête, effectuée dans le cadre des missions de prise de température de l’opinion sur des thèmes non politiques, baptisée "Mercure", est effectuée sur un échantillon de 15.000 personnes sur tout le territoire français. Officiellement, les Renseignements Généraux ne font plus de sondages électoraux. Mais, ces dernières semaines, les RG régionaux ont eu pour consigne de faire remonter des informations sur le vote du premier tour.
Déflagration

Les informations, centralisées, cette semaine, par une cellule d’une dizaine de fonctionnaires, rue des Saussaies, à Paris, sont destinées à nourrir la réflexion du ministre de l’Intérieur. Ce sondage "Mercure", donnant Nicolas Sarkozy en tête, Ségolène Royal éliminée, et François Bayrou et Jean-Marie Le Pen au coude à coude, avec une "conjoncture positive" pour ce dernier, pourrait annoncer un deuxième tour entre Nicolas Sarkozy et le leader du Front National.

Cette information, que la place Beauvau ne peut révéler, pourrait provoquer une déflagration politique. Certains informateurs précisent que l’annonce d’une défaite possible de la candidate socialiste au premier tout pourrait réveiller les indécis et les encourager à retourner vers un vote en sa faveur dès le premier tour. "Certains candidats, Sarkozy, ou Bayrou, n’ont aucun intérêt à divulguer les résultats de ce sondage, souligne un fonctionnaire des RG. La révélation de cette info pourrait faire remonter Madame Royal…" S.R.

MOBILISONS NOUS POUR AVOIR UN VRAI CHOIX AU DEUXIEME TOUR PLUS QUE JAMAIS VOTONS UTILE !

 

Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Vendredi 13 avril 2007

medium_2007-04-11T142857Z_01_NOOTR_RTRIDSP_3_OFRTP-FRANCE-PRESIDENTIELLE-ROYAL-CPC-CHEREQUE-200.jpgFrançois Chérèque, secrétaire général de la CFDT, juge que le projet de "contrat première chance" proposé par Ségolène Royal pour les jeunes sans qualification est une "démarche intéressante" qui "va dans le sens" de ce que le syndicat avait proposé après l'échec du CPE.

"Qu'on permette une découverte professionnelle à des jeunes avant qu'ils entrent dans une démarche d'alternance ou un contrat de travail, c'est une démarche intéressante", a-t-il déclaré à Reuters.

"C'est un bon et un vrai sujet de négociations demain avec un futur gouvernement quel qu'il soit", a-t-il ajouté, précisant que le projet de la candidate socialiste à l'élection présidentielle "va dans le sens de ce que la CFDT avait proposé après le CPE".

Ségolène Royal a suggéré que les pouvoirs publics financent pendant un an la totalité du salaire et des charges d'un jeune de plus de 16 ans sans qualification embauché dans une très petite entreprise des secteurs du commerce ou de l'artisanat.

Le dispositif prendra la forme d'une convention signée entre le jeune, l'entreprise et la région. Après une phase préliminaire de trois mois, le bénéficiaire pourra signer un CDI, un contrat de professionnalisation ou un contrat d'apprentissage.

Des organisations de jeunes et des partis de gauche s'étaient inquiétés d'un projet qualifié par certains de "CPE de gauche". Le syndicat étudiant Unef et le Mouvement des jeunes socialistes avaient fait part de leur soulagement en apprenant qu'il ne s'agissait pas de créer un nouveau contrat.

"Ce n'est pas un CPE bis comme le disent certains, ce n'est pas un contrat de travail comme le disent d'autres, c'est un parcours d'insertion dans l'emploi", a estimé François Chérèque.

Le secrétaire général n'a pas souhaité commenter les détails du projet, comme la prise en charge totale du salaire et des charges ou les contreparties demandées aux entreprises, estimant qu'ils relevaient de négociations entre les partenaires sociaux.

"Je souhaite que toutes les propositions qui sont faites pendant la campagne en restent au stade de propositions et que tout ça soit soumis à la négociation entre partenaires sociaux comme le prévoit la loi sur le dialogue social", a-t-il expliqué.

En présentant vendredi dernier le rapport sur le "contrat première chance" qu'elle a remis à Ségolène Royal, la sociologue du travail Dominique Méda avait expliqué qu'elle considérait ce texte comme une "note d'orientation" qui serait soumise à la conférence sur l'emploi que la candidate souhaite organiser dès son éventuelle élection à l'Elysée.

Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Mardi 10 avril 2007

medium_1111.jpgLes récents propos de Nicolas Sarkozy sur la pédophilie et le suicide des jeunes ont été jugés "inquiétants" par le candidat de l'UDF François Bayrou, et qualifiés de "surprenants" par un proche de la socialiste Ségolène Royal. En campagne en Corse, le candidat de l'UDF a vivement critiqué les "propos terriblement inquiétants" et "glaçants" de M. Sarkozy, dans un récent entretien avec le philosophe Michel Onfray paru dans Philosophie magazine. Dans cette discussion, le candidat de l'UMP assure "incliner (...) à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions pas gérer cette pathologie".

Suicide des jeunes
"Il y a 1.200 ou 1.300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable", poursuit par ailleurs M. Sarkozy. "C'est un propos très grave, ça voudrait dire qu'on n'a aucune chance, que son destin est joué à l'avance. Je ne crois pas qu'il y ait un médecin, un psychiatre en France qui puisse entendre ces propos sans frémir", a déclaré M. Bayrou. Pour lui, les propos de M. Sarkozy constituent "un dérapage très lourd de conséquences".

'Propos non humanistes'
"Ce sont des propos qui ne sont plus des propos humanistes, c'est glaçant". "Dire que les adolescents qui se suicident le font parce qu'ils sont nés comme ça, c'est quelque chose qui nous détournerait de notre travail de prévention, de soins", a-t-il ajouté. "Si on voulait pousser, ce sont des propos comme on n'en a pas tenus en Europe depuis très longtemps", a dit le candidat UDF. De Montauban (Tarn-et-Garonne), où il accompagnait la candidate socialiste Ségolène Royal, son codirecteur de campagne Jean-Louis Bianco a lui qualifié ces propos de "surprenants".

'Excuser par avance les prédateurs d'enfants'
"Bien sûr, il appartient à des scientifiques de réagir à ces propos pour le moins surprenants. On a vu d'autres pays remettre en cause les théories de Darwin... Dans ce cas particulier, ce type de propos tend à excuser par avance tous les prédateurs d'enfants", a-t-il estimé. "Je laisse les scientifiques répondre", a pour sa part déclaré Mme Royal, interrogée par la presse sur le même sujet. Le généticien André Langaney a vu dans les déclarations de M. Sarkozy une réminiscence de "ce que voulaient faire des gens pendant la deuxième guerre mondiale".

'Faire un tri des embroyons?'
"Il y a des scientifiques d'extrême droite qui pensent qu'on a tout à la naissance et qu'on ne peut plus rien changer. Si on suit ces gens-là, il faudrait presque faire des tests génétiques à la naissance ou faire un tri des embryons pour éliminer les pédophiles avant qu'ils naissent", a-t-il dit sur France Info. L'ancien ministre de l'Intérieur avait déjà proposé le dépistage précoce des troubles du comportement dans son projet de loi relatif à la prévention de la délinquance. Mais face aux critiques, il avait dû retirer ces dispositions de son projet de loi en juin 2006

Mgr Vingt-Trois critique les propos de Nicolas Sarkozy sur les pédophiles

Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a critiqué samedi les propos de Nicolas Sarkozy sur les pédophiles, qui naîtraient comme tels, alors que le prélat fait valoir que l'homme est libre.

Dans un entretien avec le philosophe Michel Onfray paru récemment dans le mensuel "Philosophie Magazine", le candidat de l'UMP à la présidentielle évoque la question de la pédophilie, notant: "J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie".

Mgr Vingt-Trois a jugé sur RTL que "l'homme est libre". "Ce que me paraît plus grave, c'est l'idée qu'on ne peut pas changer le cours du destin (...) C'est vrai quand on prend la perspective génétique, mais c'est aussi vrai quand on prend la perspective sociologique. Parce que dire que quelqu'un est pré-déterminé par la famille qui l'a entouré, par les conditions dans lesquelles il a vécu, ça veut dire que l'homme est conditionné absolument".

Quant on lui demande s'il y a un relent d'eugénisme dans cette position, l'archevêque de Paris répond: "C'est évident".

Nicolas Sarkozy croit au déterminisme génétique

Nicolas Sarkozy a affirmé :

"J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a mille deux cents ou mille trois cents jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense."

Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Lundi 9 avril 2007

 Thomas PIKETTY, Directeur d'Etudes à l'EHESS publie aujourd'hui un papier sur le Machisme économique et plus généralement sur le machisme constaté dans cette campagne .

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Ségolène Royal est une femme, donc nulle en économie ? Aussi grossier puisse-t-il paraître, ce syllogisme d'un autre âge pèse visiblement lourd dans les subconscients. A en juger par certaines réactions, nombre de commentateurs doctes et avisés ont manifestement du mal à aller au-delà de leurs préjugés machistes.
Les candidats masculins peuvent se permettre d'aligner les inepties économiques (Sarkozy) ou encore de revendiquer le vide de leur programme (Bayrou). Mais il suffit que la candidate Royal laisse un détail dans l'ombre pour que sa compétence économique soit immédiatement remise en cause. Prenons l'annonce faite par Sarkozy d'abaisser les impôts de 4 points de PIB (produit intérieur brut) au cours de son mandat. Promesse invraisemblable s'il en est, puisque même Margaret Thatcher, en dépit de ses coups de boutoir forcenés sur les dépenses publiques, n'est parvenu à les réduire que de 2 points en dix ans ! Qu'aurait-on entendu si Royal avait fait le même étalage de légèreté et d'ignorance des ordres de grandeur les plus élémentaires ? On pourrait multiplier les exemples. Le candidat UMP prétend vouloir revaloriser le travail tout en proposant de supprimer l'impôt sur la fortune acquise par héritage, et nombre de journalistes semblent hésiter à pointer cette évidente contradiction économique. De même, Sarkozy comme Bayrou semblent envisager une hausse de la TVA, en oubliant au passage que c'est ainsi que Chirac-Juppé avaient cassé la croissance en 1995, et que le moral des ménages français est plombé par la stagnation du pouvoir d'achat. Commise par la candidate, une telle erreur de diagnostic macroéconomique serait stigmatisée beaucoup plus durement.
Inversement, difficile de ne pas imputer au machisme économique ambiant la virulence des critiques adressées ces derniers jours au contrat première chance, proposé par Ségolène Royal. Et le fait que la conseillère sociale en charge du dossier ait également le mauvais goût d'être une femme (et inspiratrice d'excellentes propositions sur le service public de la petite enfance) n'a sans doute pas aidé. Que l'on reproche à ce nouveau contrat d'être encore incertain dans ses paramètres, passe encore. Il reste que la comparaison avec le CPE n'a aucun sens : alors que ce dernier concernait tous les jeunes et les mettait sous la coupe réglée des entreprises, le contrat première chance se concentre sur la petite minorité de jeunes sortis sans qualification du système éducatif et leur propose un parcours de formation en alternance. Surtout, tout laisse à penser que cette mesure ciblée aura un bien meilleur rendement économique que les nouveaux dispositifs d'exonérations de charges prônés par Sarkozy et Bayrou. L'exonération des heures supplémentaires défendue par le candidat UMP servira les insiders ayant déjà un emploi, mais sera par définition de peu d'utilité pour ceux qui en sont encore à chercher leur première heure de travail. Quand à l'exonération complète des charges pour deux emplois par entreprise, défendue par le candidat UDF, on croit rêver : applicable à toutes les entreprises quelle que soit leur taille et à tous les salariés quels que soient leur qualification et leur salaire, difficile d'imaginer un dispositif qui maximise à ce point les effets d'aubaine. Une entreprise passant de 520 à 522 salariés bénéficiera ainsi de la mesure à plein sans même s'en rendre compte. Par comparaison avec ces propositions, le contrat première chance de Royal est nettement moins coûteux et a l'immense mérite d'être beaucoup mieux ciblé et de se concentrer sur la population des jeunes sans qualification, auxquels les dispositifs actuels offrent peu d'opportunités pour reprendre le chemin de l'emploi et de la formation.
Plus généralement, la vérité est que Royal est la candidate la plus crédible pour s'attaquer au premier défi économique de la France, à savoir le déficit abyssal d'investissement dans la formation, la recherche et l'innovation. D'abord parce qu'elle est la seule à tenir les deux bouts de la chaîne en proposant à la fois de lutter contre l'échec scolaire à la racine (avec, enfin, un véritable ciblage des moyens en faveur des écoles défavorisées) et d'offrir au supérieur et à la recherche l'autonomie et la souplesse nécessaires pour figurer en bonne place dans la compétition internationale. Ensuite parce qu'elle est à la seule à pouvoir mener de concert ces réformes de structure tout en assumant l'indispensable hausse des moyens en faveur des universités (contrairement à son rival de droite, empêtré dans d'irréalistes promesses de baisses d'impôts). Avec son parcours et son programme, un candidat masculin aurait peu de chances d'être attaqué sur sa crédibilité technique. Sa victoire permettrait de sortir enfin du machisme économique hexagonal.
 
J'exprime le souhait que beaucoup de nos concitoyens puissent au travers de cet article de Thomas PIKETTY comprendre la réalité des propositions crédibles de Ségolène Royal et notamment du contrat première chance qui dans la campagne est le seul à proposer une solution pour les jeunes sans qualification.
Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Dimanche 8 avril 2007
Ségolène Royal a appelé de ses voeux, samedi 7 avril à Lézignan-Corbières, "une France rassemblée". "Non, je ne veux plus de cette France de l'affrontement, je veux une France de la réconciliation", s'est exclamée la candidate socialiste devant 2 000 sympathisants réunis dans une petite pinède
 
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"Je veux avec vous une France qui fasse reculer (...) ce système qui dresse les gens les uns contre les autres", a-t-elle repris : "les fonctionnaires contre ceux qui ne le sont pas et qui sont désignés du doigt, les grévistes contre ceux qui ne le sont pas et qui sont désignés du doigt, ceux qui auront le droit de faire des heures supplémentaires et ceux qui ne l'auront pas, ceux qui pourront continuer d'accéder à la santé et ceux qui ne le pourront plus, ceux qui vont bénéficier des allégements fiscaux en haut de l'échelle et ceux qui seront obligés de payer de leur précarité les nouveaux cadeaux fiscaux que la droite promet".

"LA LUTTE CONTRE LA DÉLINQUANCE, ÇA SE FAIT AUSSI PAR L'EXEMPLE"

Insistant beaucoup sur les questions sociales, Ségolène Royal a aussi prôné "une France où l'Etat garantira des conditions égales d'accéder à la liberté de choix de sa vie". "Je ne veux pas non plus d'une France de l'assistanat, je veux qu'avec chaque droit nouveau, il y ait une obligation nouvelle et que les droits et les devoirs soient les mêmes pour tous, que les puissants ne puissent pas s'en affranchir", a-t-elle ajouté.

Après le début de polémique suscitée par son "contrat première chance" pour les jeunes sans qualification, elle a défendu son droit à "bousculer les tabous" pour remporter la "bataille" contre le chômage des jeunes, à "avoir de l'imagination avec pour seul guide la volonté de résoudre rapidement les problèmes qui sont posés".

Elle a dénoncé les dernières propositions de Nicolas Sarkozy, évoqué par les termes "candidat de la droite",  telles la "TVA sociale" ou les "franchises médicales" , qui sont à ses yeux "la première étape de la privatisation de la sécurité sociale". Et fustigé les attaques du candidat de l'UMP qui, après les incidents de la gare du Nord, l'avait accusée de "soutenir les fraudeurs" :"la lutte contre la délinquance, ça se fait aussi par l'exemple, la lutte contre toutes les formes de brutalités, ça se fait aussi par l'exemple, la lutte contre l'agressivité verbale, ça se fait aussi par l'exemple", a-t-elle déclarée sous les applaudissements."Construisons ensemble une France rassemblée et fière d'elle-même", a conclu Ségolène Royal, qui avait commencé son discours d'une quarantaine de minutes par un appel à la mobilisation, afin de "faire le plus gros score possible dès le 22 avril prochain".

 

Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Dimanche 1 avril 2007

medium_delarue.jpgUne justice particulière pour Jean Luc Delarue!

Jean Luc Delarue a bénéficié d'une grande mansuétude des juges de Bobigny! Malgré le fait qu'il ait plaidé coupable , on peut s'interroger sur:

de déroulement de l'audience  et du régime de faveur que le tribunal lui a  appliqué.

et surtout sur le verdict ............ Une justiceà deux vitesses........

Le tribunal de Bobigny a déroulé le tapis rouge pour la star de France 2, condamné à trois jours de stage citoyen. Les avocats du « 9-3 » sont furieux.

TROIS JOURS après que Jean-Luc Delarue a été condamné à trois jours de « stage citoyen » * par le tribunal de grande instance de Bobigny, des avocats de la Seine-Saint-Denis dénoncent « une justice à deux vitesses ». Comme Me Danièle Brault, conseil de deux syndicats d'hôtesses de l'air et des stewards, ils s'étonnent du traitement de faveur accordé mercredi dernier par le tribunal à la star de France Télévisions.
 
Les prévenus devaient être présents à neuf heures mais Jean-Luc Delarue est arrivé trois heures plus tard au moment exact où son dossier était plaidé. Il a ensuite pu attendre en privé dans le bureau du procureur alors que les autres souffraient de la chaleur dans la salle d'audience. Puis quand son tour est venu de s'expliquer devant le juge, il s'est placé devant la barre, entouré de ses avocats qui formaient une large muraille dos à la salle. L'audience devait être publique mais personne à commencer par les avocats d'Air France et ceux des syndicats d'hôtesses de l'air et de stewards n'ont rien entendu car le juge, Jean-Luc Delarue et ses avocats chuchotaient. « Ce n'est pas un procès mais une confession mezza voce », fulminait une avocate assise au second rang et venue défendre un délinquant du « 9-3 ».
 
Jean-Luc Delarue a aussi obtenu que le document détaillant ses transactions avec Air France et le personnel naviguant soit retiré du dossier. Enfin, tout en exprimant publiquement ses regrets de le voir devant elle, le juge lui a donné un dernier petit conseil en lui expliquant comment faire pour faire enlever de son casier judiciaire la mention de sa peine. « Nous n'avons jamais vu cela de toute notre vie », s'indignait-on après l'audience au greffe du tribunal.
 
«Jurisprudence Delarue»
 
Au vestiaire des avocats aussi, le ton est monté : « Nous allons systématiquement réclamer à ce que la jurisprudence Delarue soit appliquée pour les bandes de banlieue. Sarkozy qui trouve que le tribunal de Bobigny est trop laxiste n'a pas tort en ce qui concerne Jean Luc Delarue!
Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Dimanche 1 avril 2007
FRANCHISE » SUR LES SOINS

 

medium_arton350.jpg« La contre-réforme du système de santé : un tissu de mensonges »

En 2005, vous avez été l’un des 30.000 signataires de ce Manifeste qui dénonçait les mensonges de la réforme Douste-Blazy.

En 2007, nous tenions à vous informer du risque d'accélération du dépeçage du modèle de système de santé français qui se prépare, dans la continuité de la contre-réforme de 2005.

Si vous le désirez, prenez connaissance des faits ( textes, pétition, vidéos) et rejoignez les signataires de l'appel contre la franchise sur les remboursements de soins, à l'adresse:

www.appelcontrelafranchise.org

FRANCHISE » SUR LES SOINS  medium_GWECAWWFO21CAALYKT7CAUCYF8SCA3PBP2CCAEE4PZ2CA26LSIYCAO10B3NCA8Q3AU8CA6U4SKDCAESEYL8CAUJMOMECAKQPXD3CA5ZGY6GCAQVCN2MCA5JSL06CALL585HCALLFWASCA5X81BK.jpgL’ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGER En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé,  ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils  consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ». Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie,  du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant. Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s’il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout.  Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps. Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants  des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE : Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment  selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée. Franchise =  Menace sur l’accès aux soins des plus modestes :Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien…  Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU. Franchise =  Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins «comme avant ».
La cible de cette mesure ce sont surtout  les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.
Franchise =  Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.

Franchise  = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c'est-à-direque « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.

 Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.
Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France.
Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Vendredi 16 mars 2007

L'IMAGE D'ERIC BESSON NE SORTIRA PAS GRANDIE

medium_20070315_WWW000000645_17777_1.jpgSi l'on en croit le Figaro , Eric BESSON redoute l'élection de la candidate de gauche à l'élection présidentielle !

Il apparaît clairement et le titre du livre en porte témoignage , c'est son orgueil, qui motive sa rancoeur !

Être socialiste et vouloir la victoire de son camp , ne repose pas sur des considérations personnelles mais sur l'ardente nécessité de transformer la société et d'améliorer le sort de ses concitoyens.

Redouter la Victoire de Ségolène Royal veut il dire pour Eric Besson que la précarité n'existe pas , que l'injustice est imaginaire , qu'il est de plus en plus difficile de trouver un logement , que la sécurité sociale est en danger !

Pour Eric Besson , il serait plus judicieux de savoir s'il adhère à l'objectif de transformation de la Société Française, s'il préfère la France d'une droite Sarkozyste.

L'extrait paru dans le Figaro (choix curieux) démontre amplement que cette haine envers Ségolène Royal ne peut servir le combat de sa vie militante .

Tout comme Claude Allègre , Eric Besson aurait du réfléchir plus longuement avant de ternir l'image de ses qualités personnelles

medium_20070315_WWW000000645_17777_1.jpgSi l'on en croit le Figaro , Eric BESSON redoute l'élection de la candidate de gauche à l'élection présidentielle !

Il apparaît clairement et le titre du livre en porte témoignage , c'est son orgueil, qui motive sa rancoeur !

Être socialiste et vouloir la victoire de son camp , ne repose pas sur des considérations personnelles mais sur l'ardente nécessité de transformer la société et d'améliorer le sort de ses concitoyens.

Redouter la Victoire de Ségolène Royal veut il dire pour Eric Besson que la précarité n'existe pas , que l'injustice est imaginaire , qu'il est de plus en plus difficile de trouver un logement , que la sécurité sociale est en danger !

Pour Eric Besson , il serait plus judicieux de savoir s'il adhère à l'objectif de transformation de la Société Française, s'il préfère la France d'une droite Sarkozyste.

L'extrait paru dans le Figaro (choix curieux) démontre amplement que cette haine envers Ségolène Royal ne peut servir le combat de sa vie militante .

Tout comme Claude Allègre , Eric Besson aurait du réfléchir plus longuement avant de ternir l'image de ses qualités personnelles

Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Jeudi 15 mars 2007
medium_2007-02-26T080048Z_01_NOOTR_RTRIDSP_1_OFRTP-FRANCE-PRESIDENTIELLE-ROYAL-DROITE-GAUCHE-20.4.jpgSi elle était élue présidente, Ségolène Royal ferait voter au Parlement une loi permettant l'euthanasie active sous conditions, a confirmé lundi François Hollande. Selon le Premier secrétaire du PS, ce texte reprendrait la proposition de loi citoyenne défendue par Marie Humbert, qui prévoit d'inscrire dans le Code pénal une "exception d'euthanasie".

"Nous voulons en ce domaine légiférer, légiférer avec précaution, légiférer avec respect", après concertation avec les professions de santé et les familles, a confirmé M. Hollande lors d'un point presse. Précisant le contenu et la forme de cette loi, il a indiqué que le PS et sa candidate étaient "favorables à ce que la proposition de loi qu'on appelle Vincent Humbert puisse être déposée et discutée" pour instaurer, "avec toutes les précautions nécessaires", "le droit à mourir dans la dignité".

Avec l'association "Faut qu'on s'active", Marie Humbert milite pour l'inscription dans le Code pénal d'une "exception d'euthanasie" qui serait "strictement encadrée". Elle a bénéficié d'un non-lieu pour avoir aidé son fils Vincent, tétraplégique de 22 ans, à mourir en septembre 2003, avec le Dr Frédéric Chaussoy.

"Je serai satisfaite le jour où je verrai (Ségolène Royal) et où elle signera un engagement", a déclaré à l'Associated Press Marie Humbert. "Ça fait cinq ans que des promesses, j'en ai. Maintenant je veux du concret".

Alors qu'on lui demandait si des médecins et infirmières seraient autorisés à donner la mort, M. Hollande a répondu: "dans certaines conditions" et "avec strict respect de ces conditions". Parmi celles-ci, il a cité "l'intervention des familles", des "personnes concernées" quand elles le peuvent et des médecins. Ce faisant, le PS prend position en faveur de l'euthanasie active, quoique sous "contrôle". Celle-ci suppose l'administration d'un médicament pour provoquer la mort, tandis que l'euthanasie passive est l'arrêt d'un traitement, le débranchement d'un appareil ou le refus de l'acharnement thérapeutique.

Le 19 février, Ségolène Royal avait déjà annoncé qu'elle souhaitait "ouvrir le débat" sur l'euthanasie pour "apaiser les souffrances les plus intolérables". "L'ensemble des parties prenantes sera conduit à venir débattre et le Parlement sera saisi d'un texte de loi", avait-elle indiqué, confiant avoir elle-même été "confrontée à ce drame terrible". La candidate PS n'avait pas précisé si elle souhaitait une euthanasie active ou passive. Elle n'avait pas non plus dit si elle envisageait un projet de loi gouvernemental ou une proposition de loi d'origine parlementaire, seconde option que François Hollande semble privilégier.

Cette clarification du PS intervient alors que s'est ouvert lundi à Périgueux le procès d'une infirmière et d'un médecin, qui encourent jusqu'à 30 ans de réclusion pour avoir mis fin à la vie d'une patiente atteinte d'un cancer du pancréas en phase terminale en août 2003. Il y a quelques jours, 2.000 médecins et soignants ont appelé à une dépénalisation de l'euthanasie.

Ce débat sur la fin de vie s'est imposé au coeur de la campagne électorale. Nicolas Sarkozy a ainsi fait un pas en faveur de l'euthanasie, jugeant qu'"on ne peut pas rester les bras ballants devant la souffrance". François Bayrou a jugé lundi que "les dernières minutes, ça se passe entre le malade et le médecin. C'est une question de confiance, une question de regard et une question de conscience" et "ce n'est pas à la loi d'entrer dans cet instant-là". Le président du FN Jean-Marie Le Pen refuse, lui, toute euthanasie médicalement assistée.

La loi Leonetti sur la fin de vie du 22 avril 2005 a institué un droit à "laisser mourir" en autorisant un patient à refuser toute "obstination déraisonnable" quand il n'y a plus d'espoir, sans légaliser l'euthanasie.

Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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