Mardi 29 mai 2007

AUCUN DOUTE SUR LE DELIT D'INITIE !

c2ecc2c945771d5920b0714691ef1fb3.jpgLes dirigeants d'EADS , maison mère de l'avionneur Airbus, étaient au courant dès le 6 mars 2006 des retards du programme A380, incitant les dirigeants du groupe européen de défense et d'aéronautique à exercer leurs stock-options dès le lendemain, selon La Tribune de mardi.

Selon des informations publiées par le quotidien économique, un nouveau plan interne de production est édité le 6 mars 2006, prévoyant la livraison en 2007 de seulement 24 A380 au lieu des 29 initialement.

Cette révision à la baisse du calendrier des livraisons n'est pourtant pas mentionnée dans le procès verbal du conseil d'administration d'EADS qui se tient le lendemain à Amsterdam pour arrêter les comptes du groupe, poursuit La Tribune.

Dans une conversation téléphonique entre l'homme d'affaires Jean Galli Douani et Alain Garcia, ex-directeur technique d'Airbus, ce dernier affirme pourtant que lors du conseil d'administration "de graves problèmes industriels d'Airbus" et des retards "conséquents" ont été évoqués, selon le quotidien.

L'enregistrement de cette conversation a été remis aux autorités judiciaires, poursuit le journal, précisant qu'EADS a démenti les propos d'Alain Garcia, parti en retraite en avril.

Le 7 mars au soir, l'ancien coprésident exécutif d'EADS Noël Forgeard fait signer par Hans-Peter Ring, directeur financier du groupe, l'autorisation de vendre ses stock-options. Au total, 85% des 800 dirigeants possédant des stocks les exercent, note La Tribune.

L'autorité des marchés financiers (AMF) doit entendre ce mardi Arnaud Lagardère, coprésident français d'EADS, dans le cadre de l'enquête sur l'exercice de stocks-options et de possibles délits d'initiés. Elle avait entendu le 22 mai le directeur général délégué d'EADS Jean-Paul Gut.

L'enquête du gendarme de la Bourse concerne les ventes d'actions effectuées par les principaux dirigeants du groupe en mars-avril 2006, alors que l'action était au plus haut, entre 30 et 35 euros l'action, moins de trois mois avant l'annonce des retards du programme A380 qui a provoqué une dégringolade brutale. Le titre EADS, qui s'était déjà replié sous les 30 euros en avril-mai, avait perdu en une seule séance, le 14 juin, plus de 26%, pour tomber à 18,73 euros.

Pendant une période autorisée pour la vente d'actions issues de stock options, entre le 8 et le 28 mars 2006, M. Forgeard a réalisé une plus-value de 2,5 millions d'euros et des ventes d'actions réalisées par ses enfants avaient rapporté un million de plus-value supplémentaire.

De son côté, Jean-Paul Gut a réalisé une plus-value de 1,15 million d'euros. Quatre autres salariés membres du comité exécutif d'EADS ont réalisé des plus-values s'échelonnant de 365.000 à 1,2 million d'euros.

Quant aux ventes lancées par les groupes Lagardère  et DaimlerChrysler  , elles représentent un produit d'environ 2 milliards d'euros pour chacun d'entre eux au cours du 4 avril 2006, alors que le 14 juin, les actions cédées n'auraient valu que 1,15 milliard.

Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Mardi 29 mai 2007

Une opération de l'armée colombienne pour libérer l'otage des Farc aurait échoué il y a une quinzaine de jours, le camp ayant été retrouvé vide.

Une question : Nicolas Sarkozy aurait il l'influence qu'il dit avoir auprès du Président Colombien ?

6c4c78dc0232856375f0c518cee62eeb.jpgUne tentative de libération d’Ingrid Betancourt a avorté il y a une quinzaine de jours, selon une information diffusée par RTL mardi 29 mai.
L’armée colombienne aurait tenté de libérer l’otage franco-colombienne depuis 2002 des Forces armées révolutionnaires de Colombie, les Farc, une quinzaine de jours plus tôt.
Début mai, les écoutes des communications radios des Farc révèlent une information rare : "un otage est en fuite dans la jungle".
"Après l'évasion d'un de ses compagnons de détention, John Frank Pinchao, l'armée a voulu profiter des informations de ce co-otage de la franco-colombienne pour monter une opération", affirme RTL. L’armée se serait rendue dans le camp d'où l’ex-otage avait réussi à s’échapper, près de la frontière brésilienne. Arrivée sur place, l’armée a constaté qu’il n’y avait plus personne. "L'opération, montée contre l'avis de sa famille et de l'Etat français, a donc échoué", poursuit RTL.

Ni la famille, ni la France n'ont été prévenues


Le mercredi 16 mai, l’armée colombienne intercepte John Franck Pinchao, un policier enlevé huit ans et demi plus tôt, qui a réussi à échapper à ses ravisseurs après un périple de deux semaines à ramper et nager dans la jungle. John Franck Pinchao révèle que plusieurs autres otages dont Ingrid Betancourt était détenus dans le même camp que lui.
Une opération militaire pour tenter de les sauver est alors lancée dans les heures qui suivent. Le président colombien Alvaro Uribe, qui s’est toujours dit favorable à l’option militaire sur la question des otages n’aurait prévenu ni l’ambassade de France, ni la famille Betancourt, selon un officiel chargé du dossier Betancourt.
Sur les indications de John Frank Pinchao, des commandos partent en direction de la frontière brésilienne, près de Mitu, mais le camp d'Ingrid Betancourt est retrouvé vide.

Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Mardi 29 mai 2007

b5c90f4be9fe794afb5b8a115bf4467e.jpgLe Premier secrétaire du PS est venu apporter son soutien aux habitants du quartier de La Coudraie menacés de voir leurs logements détruits pour faire place un projet spéculatif immobilier. Le maire de Poissy a en effet décidé de démolir le complexe HLM sans avoir reconstruit de nouveaux logements sociaux, alors que des centaines de demandes de logements s’entassent à la mairie. « La mairie vient de nous donner le coup de grâce en annonçant la fermeture de l’école du quartier », déplorait une habitante.

Voir le reportage

Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Mardi 29 mai 2007

5fecd02a8ce2447cd89b33e60ca13f3c.jpgFace à l’intervention du comité d’alerte sur l’évolution des comptes de l’assurance-maladie, la ministre de la Santé du gouvernement Fillon a admis le dérapage des comptes de l’assurance-maladie, de l’ordre de près de 2 Mds € par rapport aux prévisions avancées il y a seulement quelques mois.

Ce constat signe définitivement l’échec de la réforme Douste-Blazy de 2004, qui prévoyait le retour à l’équilibre en 2007. Non seulement la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) de 2007 concédait un important déficit prévisionnel, mais sa sous-estimation délibérée par la majorité parlementaire sortante est désormais clairement établie.

La perspective d’une amélioration très relative des comptes sociaux n’était qu’un rideau de fumée, pour tromper les Françaises et les Français et tenter de dissimuler la lourdeur du bilan de la droite.

Or, pour satisfaire à l’injonction du comité d’alerte de revenir rapidement à l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie défini par la LFSS 2007 par des mesures annoncées avant la fin du mois de juin, il faut s’attendre à des décisions hâtives et injustes de la part du gouvernement Fillon, comme de nouveaux déremboursements.

Quant aux franchises médicales, la ministre de la Santé annonce qu’elle seront incluses au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008, conformément au projet présidentiel de Nicolas Sarkozy. Le flou est désormais total quant au niveau des franchises, aux seuils d’exonération et à leur signification, entre dispositif de responsabilisation et instrument d’équilibre financier.

Le Parti Socialiste condamne ces mesures, qui conduiront à une nouvelle et importante aggravation des inégalités devant les soins et la santé. En outre, les franchises sont dangereuses pour la santé publique, alors qu’actuellement 13% de la population renoncent, déjà, à se soigner faute de moyens financiers suffisants.

La responsabilisation est un objectif acceptable, dont la réalisation ne saurait cependant reposer sur les seuls malades. Elle doit impliquer l’ensemble des acteurs du système de santé, Etat, assurance-maladie, professionnels de santé et usagers dans une démarche visant au juste soin, à la réduction des gaspillages et à une meilleure transparence des financements entre l’Etat et l’assurance-maladie.

Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Mardi 29 mai 2007

5adaf379f9a0d35b17aac4abe8e9d348.jpgRachida Dati dans la droite ligne de son mentor!

La victoire de Nicolas Sarkozy ne lui donne pas tous les pouvoirs!

Faut il être l'ami de Monsieur Lagardère pour faire respecter son droit à l'image !

La Société des journalistes (SDJ) de Paris-Match proteste contre "des pressions exercées par la garde des Sceaux" Rachida Dati visant à empêcher la publication de photos de jeunesse "dont la reproduction avait pourtant été autorisée par son père", dans un communiqué mardi.

"Dans un contexte d'insécurité, où des journalistes sont incités au départ, la direction de notre rédaction ainsi que la direction générale des rédactions de Lagardère Active, ont choisi de céder. La SDJ le déplore", ajoute l'organisation.

Olivier Royan, directeur de la rédaction de Paris-Match, a expliqué à l'AFP que Mme Dati lui avait fait savoir que "ni elle ni ses frères et soeurs ne souhaitaient la publication de photos de famille dans ce reportage".

"Comme ces photos ont un caractère privé, et malgré leur côté un peu banal - il s'agit de scènes d'enfance - nous avons décidé de respecter la loi", a ajouté M. Royan.

"La liberté de la presse doit s'exercer dans le respect des personnes et Mme Dati n'a fait que faire respecter son droit à la vie privée", a expliqué de son côté le ministère de la Justice.

Selon la SDJ de Paris-Match, la reproduction de ces photos avait pourtant été autorisée par le père de la garde des Sceaux "lors d'un rendez-vous avec nos reporters".

"Au terme de longues tractations, l'article a été maintenu mais vous ne verrez pas dans notre prochaine édition ces banales photos de famille", ajoute-t-elle. "Et ce bien qu'une partie d'entre elles ait déjà été montrée dans un documentaire diffusé sur la chaîne marocaine 2M".

"Les photographies publiées (ndlr: dans la prochaine édition) sont celles qui ont été sélectionnées par la Chancellerie", souligne la SDJ.

Elle note que l'actionnaire majoritaire de Paris-Match, Arnaud Lagardère, "auquel nous avions demandé de nous recevoir afin de garantir l'indépendance éditoriale de nos titres, ne nous a toujours pas dit quand nous pourrions le rencontrer".

La SDJ indique être soutenue, dans cette protestation, par les SDJ du Journal du Dimanche (JDD), Elle, Première et Télé7Jours, publications appartenant au groupe Lagardère.

Cette protestation de la SDJ d'un des titres de la galaxie Lagardère intervient quelques jours après un premier incident. Mi-mai, le JDD avait renoncé à publier un article révélant que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté au second tour de l'élection présidentielle le 6 mai.

La Société des journalistes du JDD avait alors accusé Arnaud Lagardère, patron du groupe propriétaire du journal et proche de Nicolas Sarkozy, d'être intervenu pour que l'article ne soit pas publié et avait dénoncé "une censure inacceptable".

Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Samedi 5 mai 2007

Important dispositif policier en France le soir du vote

Des questions se posent à  nous ? Veut-on faire peur avant le scrutin ? ou alors cela annonce peut être ce que pourrait être la façon de maintenir la tranquillité de nos quartiers ?

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PARIS (Reuters) - Les autorités préparent un dispositif policier spécial pour le soir de l'élection du nouveau président de la République afin de prévenir d'éventuels troubles, même s'il n'y aucun signe que des violences organisées se préparent.

Selon des sources policières, une quinzaine de CRS (Compagnies républicaines de sécurité) supplémentaires seront mise en "disponibilité", pour la plupart en région parisienne, soit environ 1.200 policiers au total, dans le but de renforcer au besoin les 25 CRS affectées en permanence à la surveillance des zones les plus sensibles de toute la France.

La surveillance habituelle exercée par les Renseignements généraux dans les quartiers sensibles, notamment par l'examen de "blogs" des cités, n'a pas permis de conclure à l'existence de plans organisés ou d'appels aux violences, dans le cas où Nicolas Sarkozy serait élu, dit-on de mêmes sources.

"Pour le moment la police nationale met en place un dispositif de prévention, mais il ne nous est pas remonté d'informations concrètes sur une volonté délibérée, concertée et préparée de créer des troubles en cas d'élection de Nicolas Sarkozy", a déclaré Dominique Achispon, secrétaire général du Syndicat national des officiers de police (SNOP).

Les mots de "racaille" et de "karcher" employés par Nicolas Sarkozy en qualité de ministre de l'Intérieur à propos du traitement de la délinquance des banlieues lui ont valu une impopularité tenace, qui l'a empêché de se déplacer dans les quartiers pendant sa campagne sans une importante escorte policière.

Signe de cette impopularité, sa concurrente socialiste a dépassé les 40%, voire les 50% dès le premier tour dans la plupart des quartiers sensibles de l'est et du nord de Paris.

IMPORTANT DISPOSITIF A PARIS

Si elles restent officiellement très discrètes sur les mesures décidées, les autorités estiment nécessaire de prévenir une éventuelle vague de violences spontanée et doivent par ailleurs gérer les importants mouvements de foule et manifestations de joie prévisibles, quel que soit le résultat du 6 mai, expliquent des policiers.

A Paris, la droite française a pour habitude de célébrer ses succès place de la Concorde, tandis que la gauche choisit invariablement la place de la Bastille. En 2002, la victoire de Jacques Chirac sur le candidat d'extrême-droite Jean-Marie Le Pen avait été fêtée par des milliers de personnes place de la République, à titre exceptionnel et symbolique.

A Paris intra muros, 19 escadrons de gendarmerie et une CRS, soit environ 1.600 personnes, seront déployés en renfort. Quatre unités mobiles surveillent les transports publics dans le cadre du plan Vigipirate. Le dispositif est au total trois fois supérieur à celui d'un week-end ordinaire, mais inférieur à celui d'un 14 juillet.

Un hélicoptère avec des moyens sophistiqués, comme une caméra thermique et un détecteur de mouvement, sera mis à disposition de la police pour la surveillance de la région parisienne, a révélé le Parisien.

Les grandes villes seront également très surveillées. Le centre opérationnel de la place Beauvau, un PC de commandement national, requis pour les grands événements comme la finale de la Coupe du monde, sera "le coeur du dispositif", ajoute-t-on à la DGPN.

Les syndicats policiers disent craindre de possibles dérapages en fin de soirée, de la part de jeunes de banlieues et de militants d'extrême-gauche, qui ont mené une campagne virulente contre le candidat Nicolas Sarkozy

Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Vendredi 4 mai 2007

Les erreurs et incohérences de Monsieur Sarkozy

medium_1.17.jpgNUCLEAIRE :

  • Sur l'EPR, Nicolas Sarkozy n'a pas contesté la position de son gouvernement qui est celle de l'avoir imposé sans concertation pour ensuite assurer son lancement par un décret pris quelques jours seulement avant l'élection présidentielle. Ségolène Royal annulera le décret et remettra le dossier sur la table.
  • Nicolas Sarkozy, pourtant ancien ministre de l'Intérieur et ministre d'Etat, a été incapable de répondre à la question de Ségolène Royal et ignorait donc qu'il s'agissait de la troisième génération de réacteur.
  • Ségolène Royal a raison de rappeler que la part du nucléaire représente 17% de l'énergie totale (électricité, gaz, charbon, pétrole, hydraulique, énergies renouvelables) consommée en France et 78 % de l'énergie produite en France est d'originie nucléaire et non 50 % comme l'a dit Nicolas Sarkozy.

RETRAITES :

  • Nicolas Sarkozy a continué dans la désinformation en prétendant que le financement des retraites était résolu par la Loi Fillon jusqu'en 2008. Le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) dit en réalité qu'il manque à peu près 50% du financement, et par ailleurs, qu'un rendez-vous en 2008 sera indispensable pour trouver une solution pour combler le « trou ».En disant que cela était financé jusqu'en 2020, Nicolas Sarkozy reconnait lui même que le problème n'est pas réglé définitivement et que cette réforme n'est donc pas la solution tant attendue ...
  • Il a annoncé hier qu'il augmenterait les petites retraites de 25% en finançant cette mesure par la réforme des régimes spéciaux. Cette augmentation coûterait spontanément au moins 10 milliards d'euros.

DROITS DE SUCCESSION :

  • La suppression des droits de succession a été la première mesure de Berlusconi en 2001.
  • De plus, c'est une mesure couteuse (5 milliards d'euros) on ne peut relancer ni la consommation ni l'investissement avec une telle mesure. Elle est économiquement inefficace car l'imposition sur le patrimoine ne concerne qu'un francais sur cinq. C'est donc une mesure de clientélisme qui vise d'abord les plus riches ...

 

 

35 HEURES :

  • Nicolas Sarkozy n'a pas répondu : pourquoi ne les a-t-il pas supprimées, Il a reconnu devant Ségolène Royal, que cela était une formidable avancée sociale.

HEURES SUPPLEMENTAIRES :

 

  • Dans quel pays, dans quelle économie, Nicolas Sarkozy a vu que ce sont les salariés qui choisissent leurs horaires de travail ?
  • Les deux Lois Fillon permettent déjà largement le recours aux heures supplémentaires. 37% des salariés à temps plein font des heures supplémentaires et ils font 55 heures par an en moyenne. Moins de 40% des salariés à temps plein ont fait une heure supplémentaire en 2006.
  • Effectuer des heures supplémentaires, c'est consacrer moins de temps à sa vie familiale.
  • Cette même étude montrait que cette mesure détruirait l'emploi. Une entreprise de 20 personnes détruirait 2 emplois pour faire faire 4 heures supplémentaires aux autres.

IRAN :
  • Nicolas Sarkozy n'a toujours pas saisi l'enjeu terrible pour la sécurité du monde. Il n'a pas compris que passer du nucléaire civile au nucléaire militaire est une simple question d'enrichissement d'uranium.
  • La position de Ségolène Royal qui est celle de l'AIEA, de l'UE et du Conseil de Sécurité des Nations Unies consiste à dire : pour l'Iran, pas de nucléaire civil tant que l'Etat ne se soumet pas aux contrôles de l'Agence. Plus qu'une question de bon sens, il s'agit d'une question de sécurité.

SECURITE :

  • Lors du débat, Nicolas Sarkozy a ironisé sur le souhait de Ségolène Royal de faire accompagner les policières de nuît jusqu'à chez elles (suite aux viols dernièrement de deux d'entre elles). Pourtant, un dispositif ayant le même objectif pour les femmes travaillant le soir existe déjà à Montréal où les bus les raccompagnent aux pieds de leurs immeubles. En banlieues, les patrouilles du soir peuvent ramener les policières. On peut citer aussi l'exemple de Berlin où les taxis sont gratuits pour les femmes à partir de 3 heures du matin.
 

D'autre part, le vrai bilan de Nicolas Sarkozy, c'est :

  • + 30 % d'agressions depuis 2002.
  • + 11 % de violence faites aux personnes.
  • + 26% pour le nombre de faits de violence à l'école.
  • Quand hier 20 000 voitures brûlaient par an, c'était pour Nicolas Sarkozy un échec de la gauche. Avec près de 45 000 voitures brûlées en moyenne chaque année depuis 2002, ce ne serait pas un échec de l'ancien ministre de l'intérieur, mais une réussite personnelle.
  • 12 000 policiers agressés en 2006.
  • 3 semaines d'émeutes dues à une très mauvaise gestion de la crise de l'automne 2005.

Le bilan de l'ancien ministre de l'Intérieur est particulièrement mauvais et prouve l'incapacité du candidat en matière de sécurité.

 
Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Samedi 28 avril 2007
medium_1.13.jpgL'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors appelle les électeurs de François Bayrou à voter pour Ségolène Royal au second tour de l'élection présidentielle le 6 mai.

"Il y a urgence, c'est cela que je veux dire aux électeurs de François Bayrou", explique-t-il dans une interview au Journal du Dimanche.

"Il faut se compromettre dès maintenant. je pense, en premier lieu, aux 15% de Français qui connaissent une vie très difficile et à qui il faut apporter confiance et moyens d'existence", ajoute Jacques Delors, que Ségolène Royal a rencontré mardi dernier.

Il estime que l'essentiel de l'analyse politique de François Bayrou sur la situation de la France est partagé par Ségolène Royal. Quant à l'économie, sur laquelle les programmes UDF et PS divergent, Jacques Delors demande aux centristes d'examiner le bilan du pouvoir sortant.

"Nicolas Sarkozy s'efforce de ne pas en parler, mais il est quand même le candidat sortant. Si la France est dans cet état, c'est bien à cause des gouvernements de droite dont il a été un des membres éminents", dit-il.

Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Jeudi 19 avril 2007

Royal porte le "seul projet" qui s'oppose à celui de Sarkozy

medium_4.jpgJe ne résiste pas à reprendre l'éditorial de Jean Marie Colombani, Président du Directoire du Monde , et qui a le mérite et l'intelligence de poser le véritable problème .




Le président du directoire du Monde, Jean-Marie Colombani estime que le projet de Ségolène Royal est le "seul" à s'opposer à celui de Nicolas Sarkozy et à s'appuyer sur une force politique en mesure de gouverner, dans un éditorial à paraître dans le Monde daté de vendredi.

 

"Le 22 avril 2007 ne peut pas, ne doit pas ressembler au 21 avril 2002" : au soir du premier tour, doivent être réunies les conditions d'une "claire et grande confrontation" entre deux projets de société, avertit le directeur de la publication du Monde dans cet éditorial intitulé : "Impératif démocratique".

"De ce point de vue, il y a dans l'offre politique disponible deux options : celle de Nicolas Sarkozy, se réclamant de la droite et de la majorité sortante, semble déjà sûre d'elle-même", écrit-il.

"Il faut donc souhaiter que la seconde, se réclamant de la gauche et qu'incarne Ségolène Royal, soit présente au second tour pour assurer les chances d'un vrai choix", juge-t-il.

Traditionnellement dans un scrutin présidentiel, "l'adage veut qu'au premier tour on choisisse et qu'au second on élimine". "Cette fois, il faut éliminer au premier tour pour être sûr de pouvoir choisir au second", poursuit-il.

"En dépit des confusions qui ont parasité la campagne, le seul projet qui s'oppose à celui de Nicolas Sarkozy et qui s'appuie sur une force politique capable de gouverner est celui de Ségolène Royal", poursuit l'éditorialiste.

Selon M. Colombani, la campagne du candidat UDF François Bayrou, principalement axée sur l'idée d'une recomposition politique, revient de sa part à "spéculer sur un enchaînement miraculeux autant qu'improbable".

M. Colombani estime également que Nicolas Sarkozy a "franchi la ligne jaune" à deux reprises durant la campagne, en lançant l'idée d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale et en évoquant une origine génétique pour la pédophilie et le suicide.

P.S.Il faut espérer qu'en éliminant au premier tour , les Français auront enfin un véritable choix de société au deuxième tour entre la gauche et la droite !
Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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Mardi 17 avril 2007
medium__cid_98DB717E-C503-4EAE-8742-8DC90D84AEC5.jpg

La politique de Sarkozy ne va pas favoriser les Français qui se lèvent tôt pour travailler ou chercher un boulot, mais financer encore et encore une certaine France, minoritaire, la France qui s’enrichit en dormant. Qui va y gagner, avec Sarkozy ? Les riches, les rentiers, les héritiers, les bailleurs, les habitants de Neuilly. Mais nous, simples salariés, travailleurs, employés, bref la grande majorité des électeurs, avons tout à y perdre

 

Le projet de Nicolas Sarkozy, c’est « travailler plus pour travailler plus ». Travailler plus, c’est autant de suicides au travail en plus, autant d’accidents du travail et de stress supplémentaires, c’est la porte ouverte à l’épidémie de troubles musculo-squelettiques. Augmenter encore et toujours la charge de travail des salariés est un non sens, au moment où 6 millions de personnes cherchent un emploi ou de meilleurs conditions de travail.

Au même moment, Sarkozy annonce la défiscalisation de 95 % des héritages, un « bouclier fiscal » qui limiterait l'impôt global à 50 % du revenu et une baisse des prélèvements obligatoires de 68 milliards chaque année. Cet argent manquera forcément quelque part, mais où ? En baissant les minima sociaux, en diminuant les logements sociaux, en coupant les crédits des hôpitaux, des collèges, de la recherche, de la santé ? Ce sont les plus pauvres qui vont trinquer !

On constate d’ores et déjà les effets de cette politique, que ce soit en termes d’insécurité, de montée des fractures, d’aggravation de la précarité ou de creusement de la dette, de concentration des pouvoirs. Avec Sarkozy, c’est tout le tissu social qui va se déchirer. S’il est élu le 6 mai 2007, la France d’après se réveillera avec une sacrée gueule de bois.

Si les medias ne le disent pas ou ne peuvent pas le dire, nous le dirons.

« Travailler plus pour gagner plus » : Nicolas Sarkozy propose d’accroître le pouvoir d’achat des Français en leur permettant de travailler plus. Sans revenir formellement sur la durée légale du travail, il souhaite encourager les heures supplémentaires en les exonérant d’impôts et de charges. C’est une escroquerie.

§        Les heures supplémentaires ne sont pas choisies par les salariés

Elles sont imposées par leurs employeurs. C’est la réalité du monde du travail, il est donc illusoire de présenter cette mesure comme une nouvelle marge de manœuvre pour les salariés.

§        Les heures supplémentaires ne coûtent déjà pas très cher.

Depuis la loi Fillon de 2003, les employeurs peuvent imposer 220 heures supplémentaires par an à leurs salariés. Le supplément de salaire n’est que de 25 % (et de 10 % dans les entreprises de moins de 20 personnes et en cas d’accord d’entreprise). Surtout, grâce à l’annualisation du temps de travail, les semaines de 45 heures, compensées par des semaines moins chargées, ne donnent pas lieu à des revenus supplémentaires.

§        L’exonération de charges sur les heures supplémentaires va creuser les déficits.

Les cotisations constituent des salaires différés, qui servent à payer les prestations de protection sociale. Soit ces prestations diminueront faute de financement, et les salariés perdront en protection sociale ce qu’ils ont gagné en salaire. Soit les cotisations sociales augmenteront sur les heures non-supplémentaires, et les salariés perdront en cotisations ce qu’ils gagnent en salaire.

§        L’exonération de charges sur les heures supplémentaires va accentuer la fraude 

Le problème est que ces heures pourraient bien être en grande partie fictives... Les employeurs comme les employés auront en effet intérêt à déclarer un grand nombre d'heures supplémentaires détaxées (difficiles à contrôler) plutôt que d'augmenter la rémunération des heures normales. La durée effective du travail et le revenu n'auront pas bougé, l'effet sur l'emploi sera vraisemblablement nul, mais le coût fiscal à terme potentiellement très important.

§        Les heures supplémentaires aggravent le chômage.

Au lieu d’embaucher, une entreprise qui ferait face à un surcroît d’activité augmenterait son volant d’heures supplémentaires. Cela n’augmente pas le travail effectué, cela augmente le chômage. Ces derniers temps, la durée du travail pour un emploi normal a très peu baissé : avec les heures supplémentaires, la durée réelle du travail est aujourd’hui de 38,8 heures en moyenne, pour un emploi à plein temps (Insee juillet 2003). C’est donc un « partage du travail » assez sauvage qui s’est mis en place : 3 millions de personnes font 0 heure par semaine (les chômeurs), 19 millions travaillent plein pot (souvent trop), 4 millions sont à temps partiel (via les CDD ou l’intérim).

§        Les heures supplémentaires dégradent les conditions de travail.

Les heures supplémentaires, c’est l’assurance que les troubles musculo-squelettiques, les accident du travail, le stress et les suicides en entreprise ont de beaux jours devant eux.

 

Une mesure en cohérence avec le projet sarkozyste 

 

Le projet de Sarkozy va à l’encontre de la solidarité nationale, qui prévoit une baisse des prélèvements obligatoires de 4 points de PIB (soit 68 milliards d’euros), le non-remplacement de la moitié des fonctionnaires, la défiscalisation de 95 % des héritages, la déduction des impôts des intérêts sur les emprunts immobiliers, et un « bouclier fiscal » qui limiterait l'impôt global à 50 % du revenu (contre 60 % aujourd’hui).

 §        Baisser le seuil du bouclier fiscal de 60 % à 50%

Aujourd’hui, parmi les 93 000 personnes concernées, pour les 16 000 qui ont un patrimoine très important, bien au-delà des 750.000 euros de biens, ce sont 350 millions d’euros qui seraient reversés dans le cadre du bouclier fiscal actuel, soit 22 000 euros par foyer fiscal.

Le rabaissement de ce bouclier, déjà très inégalitaire, à 50 % va surtout profiter aux 16 000 personnes au patrimoine élevé qui pourront voir leur remboursement, déjà conséquent, multiplié par deux. Le nombre de bénéficiaires du bouclier fiscal va aussi augmenter. Ainsi, serait désormais éligible un célibataire gagnant 100 000 euros avec un patrimoine de 3 millions d’euros. Bref, cet élargissement ne va pas concerné les classes moyennes, mais les riches. La mesure coûterait 2 milliards d’euros à l’Etat selon le Snui, soit près de la moitié des recettes de l’ISF.

 §        Déduire jusqu’à 50 000 euros du montant de l’ISF pour ceux qui investissement dans une PME

L’impôt de solidarité sur la fortune concerne les 450 000 foyers qui disposent d’un patrimoine d’une valeur supérieure à 750 000 euros. Le taux d’imposition se situe entre 0,55 % et 1,8 % du montant total du patrimoine, pour un montant moyen de 7 500 euros, mais 86 % des assujettis à l’ISF ne paient que 1.100 euros en moyenne. Bref, l’ISF ne coûte cher qu’à une minorité de très riches.

 

La mesure de Sarkozy revient à exonérer totalement la quasi-totalité des redevables de l’ISF puisque le plafond de 50 000 euros correspond à un patrimoine taxable de 6 millions d’euros, englobant 98% des contribuables à l’ISF. Additionnée au bouclier, elle aurait pour résultat de quasiment supprimer l’ISF.

 

 §        Baisser de quatre points les prélèvements obligatoires

Les  impôts, taxes et cotisations sociales représentent 43,5% du PIB. Baisser de 4 points de PIB les prélèvements obligatoires supprimerait 68 milliards d'euros de recettes, soit 2 000 euros rendus par foyer et par an, et 4 900 euros par foyer si on s'en tient à la France qui travaille.

Où trouver cet argent ? En baissant les minima sociaux, en diminuant les logements sociaux, en coupant les crédits des hôpitaux, des collèges, de la recherche, de la santé ? Pour compenser cette perte de revenus, Nicolas Sarkozy évoque le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, les gisements que représentent les budgets consacrés aux préretraites et à la formation professionnelle et le fait qu’ « il ne faut plus de minima sociaux sans contrepartie d’activité ».

 §        Déduire de l’impôt les intérêts d’emprunt immobilier 

Jean-Pierre Petit, directeur de la recherche économique et de la stratégie à Exane BNP-Paribas, explique que “cette mesure est inefficace, coûteuse et inégalitaire. Cet expédient pèsera annuellement plus de 2,5 milliards d’euros sur les finances publiques. Il relancera l’inflation des prix de l’immobilier qui s’apaisait. Ce que les ménages gagneront au plan fiscal, ils le perdront au niveau des prix. La situation des particuliers primo-accédants se sera encore dégradée : en prenant tous les risques, ils acquièrent des biens toujours plus chers, avec une dette de plus en plus lourde. (...) Cette mesure ne fera qu’enrichir la rente immobilière, c’est-à-dire les ménages aisés et toute la chaîne des banquiers, notaires, marchands de biens et autres agences immobilières...”

 §        Supprimer l’impôt sur les successions

Cet impôt, qui n’est prélevé que sur une partie des biens transmis par une personne à une autre, ne concerne qu’une minorité de contribuables (140 000 successions sur 537 000 décès en 2005). Mais sa suppression coûterait 7 milliards d’euros.

Par Jean-Noël BOUSSERIE - Publié dans : lachambeaudie
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